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  • En route vers Melk, jour 8 (69 kilomètres)

    Le matin commence avec une table commune pour tous les pensionnaires des chambres d’hôtes où nous dormions. Nous sommes arrivés les derniers, et c’était du coup un peu étrange de débarquer au milieu de leur conversation. Cela ne nous a pas coupé l’appétit.

    Le soleil continue à être présent, et nous partons avec les quelques courbatures des jours précédents. La première curiosité du coin est une centrale nucléaire, qui n’a jamais été en service. Un référendum a voté contre sa mise en service, après sa construction.  Ils utilisent désormais une partie du terrain avec des panneaux solaires (je doute de l’intéret, mais ça permet de donner une certaine classe à cette “ruine”).

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    Une centrale nucléaire, qui n'a jamais rien produit
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    Le panneau "regardez on fait du solaire c'est trop cool"

    Nous traversons ensuite le fleuve grâce à un barrage, autorisé uniquement aux vélos, et pas aux chevaux.

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    Le trajet est vraiment très beau. Nous traversons la région de la Wachau, avec de très jolis villages, des ruines de châteaux (et des vrais châteaux), des vignes, des petites collines sur le bord du fleuve, etc. Et toujours des églises avec beaucoup de dorures.

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    Un des nombreux village le long du Danube

    Au niveau de la logistique, le frein arrière commence à faire vraiment du bruit, y compris quand on appuie pas dessus. C’est très embêtant. Ca rajoute du stress au conducteur, qui peut diminuer le phénomène en jouant un peu avec la poignée de temps en temps pour le recentrer. Ca n’a pas beaucoup d’influence a priori sur notre vitesse et notre fatigue musculaire, uniquement sur le moral. Le bruit s’aggrave hélas trop tard, les magasins de cycles ferment pour la plupart le samedi à midi.

    Comme il y a un risque de pluie pour le soir, nous ne traînons pas trop (même si nous avions très envie de monter voir une des ruines de château).

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    Nous arrivons vers 16h30 à Melk, où notre piste devient un peu chaotique avec les portes ouvertes organisées par la caserne militaire juste à côté. Cela attire beaucoup de monde, mine de rien.

    Nous avions choisi un petit hôtel juste à côté du Danube, le long de la piste cyclable. C’est juste à côté des nombreuses passerelles pour les navires du coin, la plupart des bateaux plein de touristes en croisière. Comme Melk est un haut point de tourisme, ils sont nombreux à s’arrêter.

    Le soir, nous sortons un peu faire un tour après avoir mangé à l’hôtel. C’est très joli la nuit.

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    Le monastère de Melk, de nuit

    Nous prenons la décision de ne pas aller plus loin le lendemain (le dimanche) et de rester deux nuits, afin de pouvoir mieux découvrir Melk et ce petit bout de la Wachau, mais aussi d’attendre que les réparateurs de vélo ouvrent lundi.

  • Vienne – Zwentendorf, jour 7 (65 km)

    La sortie de Vienne ne fut pour ainsi dire pas très rapide. Nous avions trois objectifs : 

    • trouver une rallonge USB pour que le stocker (la personne à l’avant du Pino) n’ait pas à tenir l’appareil pour utiliser le chargeur USB branché à la dynamo ;
    • faire une photo sympa du Pino avec les sacoches pour l’envoyer à Irène de Sacacycles qui nous les a faites ;
    • prendre un petit déjeuner (celui à l’hôtel était à un prix scandaleux).

    Dans le désordre, on a petit-déjeuné au café Sacher avec une sachertorte, gâteau que Florent ne connaissait pas, un eiscafe (et pas heisscafe) pour Flo et un chococino pour moi. Petit-déjeuner assez décadent, j’en conviens.

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    En mode je fais de la pub pour la Sachertorte, l'originale !

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    Florent heureux de son eiscafe

    On a eu un peu plus de difficultés pour trouver la rallonge USB, ne connaissant pas beaucoup d’équivalents de la Fnac en Autriche (donc pas facile pour faire des recherches sur internet).  On a trouvé ce qu’il nous fallait chez Saturn.

    On a essayé de faire une photo du Pino et de ses magnifiques sacoches devant la Karlskirche mais on s’est trouvé un peu en contrejour. On a fallit être d’ailleurs interviewés par W24 (chaîne télé), on ne sait pas sur quel sujet.

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    Qu'elles sont belles ces sacoches ! Quel dommage ce contrejour !

    Entre temps, le vélo s’est mis à couiner assez sérieusement. On est donc allé voir un réparateur et indiqué le frein arrière, pensant que ça venait de là. Il a trouvé que le système était un peu dévissé, et s’est occupé de nous revisser cela. Manque de pot, le vélo continue de chouiner une fois repartis. On se rend alors compte que le problème vient du ressort du tube de la chaine avant qui frotte contre le bout de la fourche où l’on règle la pression. On remet les choses en place tous seuls, mais ce n’est que bien plus tard qu’on se rendra compte que notre réparateur nous a très vraissemblablement créé un vrai problème sur le frein arrière en ne le réglant pas correctement.

    Nous quittons donc Vienne un peu tardivement. La route est ensuite assez sympathique avec une belle piste cyclable sur le bord du Danube. La météo est plaisante, en témoigne d’ailleurs le nombre de nudistes que l’on croise. Bon il n’y a pas que des nudistes. Il y a aussi beaucoup plus de cyclistes qu’avant. Finalement, les gens sont assez surpris qu’on fasse le chemin à l’envers. En effet, le vrai sens est le sens du courant. Ca coule de source !

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    Le premier gros barrage que l'on croise en amont de Vienne.

    On arrive vers 17h à Zwentendorf, tout petit village avant une autre grande longueur sans hébergement. Une petite frayeur à la fin, en évitant de peu de rouler sur un serpent.

  • De Bratislava à Vienne, jour 6 (76 kilomètres)

    Après la bonne journée de repos, nous sommes un peu moins malades. Nous partons assez tôt le matin de l’auberge de jeunesse ou nous avions trouvé refuge, et prenons un petit déjeuner improvisé après un passage à un supermarché.

    Sortir de Bratislava se fait ensuite sans encombre. La montée sur le pont permet de faire chauffer un peu les muscles avant la longue journée de voyage.

    On partage pendant un petit temps la piste cyclable avec un autre tracé européen, l’EV13. La piste nous emmène en tout cas très vite en Autriche, après un dernier bunker à saluer.

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    Petit bunker juste avant la frontière. C'est un musée
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    Ce panneau manquait pour les vélos

    Le passage de la frontière à quelques avantages. Le premier, c’est que nous sommes maintenant certains de parler la langue du pays (même s’il faut l’avouer, l’accent est parfois assez prononcé chez eux, rendant la communication un peu moins parfaite). Ensuite, freemobile nous considère désormais comme en France pour les communications. Enfin, les pistes cyclables autrichiennes ne jouent pas dans la même catégorie que les slovaques et les hongroises. Pour résumer, les parties chiantes autrichiennes ressemblent aux bonnes parties hongroises (j’exagère à peine). Les villes restent très jolies, on s’est ainsi arrêté à la première petite ville qui avait de très bons restes du moyen-âge.

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    Il y a beaucoup de dorures dans le coin

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    La signalisation du trajet fait aussi un bond en avant. Tellement, que même les itinéraires alternatifs sont marqués EV6. C’est ainsi qu’on a fait un petit détour, en pensant suivre la route principale.

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    Je crois qu'on va aller à droite

    Ce petit détour nous a permis d’avoir le moment de doute de la journée. Il nous fallait en effet retraverser le Danube, mais à l’endroit marqué comme un ferry sur la carte, on ne voyait rien. Pas de quai. Pas de jetée. Un truc ressemblant à une jetée était bien visible, mais non accessible, car le chemin était complètement innondé (on en a peut-être pas parlé avant, mais le Danube est très haut).

    On déjeune là sans trop y croire quand un bâteau arrive vers nous. C’est un bâteau à la demande, et des cyclistes de l’autre côté on eu la bonne idée de vouloir traverser. C’est le plus petit bateau sur lequel on a pu monter le Pino pour le moment. En tout cas, on était très content de le voir, et j’ai été ravi de payer le voyage !

    Après la visite du matin, le détour, ce doute sur l’existence du ferry, on repart pédaler assez vite pour arriver pas trop tard à Vienne. Nous savions qu’il nous restait encore beaucoup de kilomètres. On a ainsi profité d’une piste cyclable aussi large qu’une route (et mieux entretenue), on a traversé un centre industriel par le milieu (avec la piste cyclable toujours), et pas mal d’autres surprises sur les pistes autrichiennes.

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    Ceci permet aux vélos de monter sur un pont.

    L’entrée dans Vienne était triviale. C’est très bien indiqué, il y a des pistes partout, les voitures font vraiment attention aux cyclistes. Il vaut mieux d’ailleurs probablement être sur le vélo et pédaler, que de mettre le pied à terre et pousser le vélo pour traverser les zones un peu encombrées. Les voitures seront beaucoup plus sympa !

    Le soir, malgré nos nombreux kilomètres, nous partons visiter un peu le centre de Vienne, avant de profiter d’un repos bien mérité.

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    Au centre de Vienne
  • Jour de repos à Bratislava, jour 5

    On a profité d’une journée de relache pour s’occuper de quelques affaires de routine (laver les vêtements, acheter un pull et un autre Kway pour Florent) et surtout pour faire un tour dans Bratislava.

    Ce n’est pas très grand pour une capitale. Le guide nous dit 430 000 habitants. Elle était tout de même la ville dans laquelle la monarchie hongroise se faisait couronner, d’où le cachet

    . Un petit centre-ville, un château tout blanc, à l’allure de château-fort. Comme un château en haut d’une colline garde bien mieux la ville qu’en étant en bas, la côte me vaut quelques soupirs de Florent. On y découvre d’ailleurs derrière, par hasard, le parlement slovaque, qui ne paie pas spécialement de mine. Heureusement qu’il y avait un restaurant s’appelant “restaurant du Parlement” ou un truc dans le goût pour qu’on sache de quoi il s’agissait.

    Toujours intéressée par des choses en hauteur (peut-être est-ce le contre-coup de la platitude de l’itinéraire vélo), j’emmène Florent au Slavin, sur une autre colline, plus huppée, de Bratislava. C’est un grand mémorial aux morts soviétiques pour la libération de Bratislava des nazis. Fosses communes et tombes nominatives, certaines sont pas mal décorées. Dans mes souvenirs, ce n’était pas vraiment le cas des cimetières de Normandie. Les touristees ne sont pas nombreux. On redescend les retrouver dans le centre, en se promenant ça et là en fonction de ce que l’on voit.

     

  • En route vers Bratislava, jour 4 (23 kilomètres)

    Après ce dur jour de pluie, on est un peu rincé. C’est malheureusement la même météo qui est prévue, et il y a eu un déluge durant la nuit qui incite à la prudence.

    Comme je suis malade, et que nous n’avons pas du tout envie de retomber dans les mêmes conditions que la veille, nous trichons en prenant le train. Pour aller à Bratislava, c’est deux heures de train, 7 euros 50 pour deux avec le vélo. Tout pour être un bon plan !

    On attend un peu à la gare avant de partir. La montée du vélo dans le train se fait sans soucis. On est contents (même si Juliette est un peu triste qu’il ne pleuve pas (encore)).

    La bonne humeur diminue un peu quand le contrôleur nous apprend que le train ne pourra pas nous emmener jusqu’à Bratislava. Quelques stations avant l’arrivée, le train se transforme en bus, et le tandem ne pourra, bien entendu, pas entrer.

    Nous profitons tout de même du voyage en train, durant environ 100 kilomètres. C’est assez fascinant de voir une ligne sans quasiment aucun passage à niveau protégé, le train klaxonne juste quand il arrive. Et on est vraiment sur une plaine, c’est très différent des collines que nous avons pu voir jusqu’ici.

    A la sortie du train, il n’a toujours pas plu une goutte. Juliette continue donc d’être déçue de ne pas avoir fait de vélo. Bien évidemment, la pluie reprend après que nous ayons fait moins de deux cent mètres à vélo.

    Le trajet alterne donc entre bonnes nouvelles (la piste cyclable semble très bien commencer) et très mauvaises (ah mais on arrive sur un chantier avec plein de camions…). Je commence un peu à perdre le moral. On s’arrête à un café, le temps de laisser passer une grosse averse (et une fois de plus, savoir parler allemand est plus pratique que l’anglais !). On va ensuite à un supermarché acheter des mouchoirs et de quoi faire des sandwichs.

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    Si si, ça passe

    On a ensuite une partie très sympa le long d’un canal pour viser le centre de la ville. Les pistes sont très étonnantes, avec des aménagements compliqués (un genre d’échangeur à vélo, le long d’une autoroute). L’entrée dans le centre ville est par contre un peu plus ardue. Au total, nous aurons roulé 23 kilomètres en vélo, pas grand chose quand on compare au froid que nous avons subi (j’ai oublié de le dire : il y avait un très fort vent en provenance du nord-est. Et nous allions au nord-est).

    L’office du tourisme est très décevant. Alors que nous avions trouvé la veille comme ça notre logement, eux sont incapables de savoir quels logements peuvent prendre les vélos et ils n’appellent aucun hébergement pour nous. Ils fournissent uniquement une liste.

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    Après trois essais infructueux (ne me demandez pas pourquoi Bratislava est remplie comme ça), nous faisons le deal du siècle. Un appartement pour six, pour le prix d’une chambre normale. C’était plus grand que chez nous à Paris.

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    Et encore deux autres chambres

    Comme notre santé ne s’améliore pas, que la pluie nous a un peu démotivés, et que nous voulons profiter un peu de la ville (nous ne reviendrons probablement jamais ici), et enfin pour des raisons logistiques, nous décidons de rester aussi le lendemain à Bratislava. Manque de chance, notre deal du siècle ne peut pas être renouvelé, il faudra trouver un autre endroit.

  • De Esztergom à Komarom/Komarno – Jour 3

    Après cette petite étape charmante de la veille, le mauvais temps est revenu. La pluie commence dès le petit déjeuner. Nous décidons tout de même de partir, profitant d’une accalmie.

    L’étape ne fut pas des plus marrantes. De la route nationale, ou au mieux de la piste cyclable sur bord de route nationale, pour faire les 53 km entre Esztergom et la ville frontalière de Komarom/Komarno, sous la pluie. Au moins, on pédalait vite pour se réchauffer. Comment se fait-ce q’il pleuve autant, alors qu’il ne pleut que 7% du temps sous nos latitudes ?

    La ville frontalière a été séparée en deux à la fin de la première guerre mondiale. Komarom du côté hongrois, Komarno du côté slovaque, séparées par le Danube, que l’on traverse par un pont métallique d’envergure. Le côté hongrois est particulièrement sinistre, sous le mauvais temps, et probablement encore plus désert que d’habitude par le lundi de Pentecôte. Nous traversons donc la frontière.
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    Côté slovaque, l’ambiance est un peu plus animée. Les magasins sont quasiment tous ouverts. L’office de tourisme nous oriente vers un hôtel assez luxueux, où nous laissons notre monture dans un garage. Sous les derniers rayons de soleil de la journée, nous nous promenons pour découvrir la place de l’Europe en construction (avec un bâtiment par pays, mais sans aucune explication sur place, nous peinons à retrouver la correspondance) et la forteresse qui est censée être une des plus grandes d’Europe. C’est assez frappant de voir le contraste entre certains bâtiments qui tombent en décrépitude, et des rénovations toutes fraiches. De même, dans la même rue, faces-à-faces, des maisons bourgeoises avec jardinet, et des barres décrépies.

     

    On va se coucher. Encore une journée de mauvais temps de prévue pour le lendemain, la dernière a priori pour la semaine.

  • C’est vraiment parti, jour 2 (56 kilomètres)

    On s’éloigne de Budapest, et les choses prennent un cours très agréable. Tout d’abord, le soleil pointe son nez pour la première fois, avec la chaleur qui va avec. On se tartine de crême solaire avant le départ.

    Ensuite, si le début de la piste n’est pas parfait, on traverse une première fois le Danube en ferry pour rejoindre Vac (uniquement la moitié du Danube, on était sur une île, atteinte grâce à un pont). C’était un endroit très sympa.

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    Premier ferry sur le Danube

    On fait un petit tour à la cathédrale, puis on se restaure, pas aussi vite qu’on l’aurait voulu (on a pas trouvé de boulangerie ou équivalent pour manger un sandwich sur le pouce).

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    Bah il est ou le vélo ?

    Après Vac, la piste cyclable devient très roulante et très agréable à longer le fleuve. Nous n’avons pas à nous plaindre sur cette partie du trajet. Comme ce n’était pas toujours parfaitement plat, on a même fait une pointe de vitesse qui restera probablement pendant longtemps la vitesse maximale atteinte par nous en Pino…

    Cette piste nous emmène à un second ferry, dont les horaires ont tout juste permis de prendre une glace avant de repartir.

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    De l’autre côté de la rive, c’est moins bien (on est en grande partie sur la route, assez fréquentée, et dont les bords sont en mauvais état), mais nous arrivons très contents de cette journée à Esztergom, capitale de l’église catholique de Hongrie (la Rome hongroise). On y trouve une pention pas trop difficilement, et nous profitons d’être arrivés assez tôt (vers 16 heures) pour faire du tourisme dans cette ville. En face, c’est déjà la Slovaquie.

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    C'est pas beau, mais c'est très gros
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    Après le coude du Danube
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    La forteresse et la basilique, de nuit

    En résumé, c’était une journée bien plus comme nous imaginions le voyage que les deux précédentes ! Les seuls dégâts à déplorer sont des coups de soleil sur les parties de peau non protégées, par exemple les pieds… La pluie est cependant annoncée pour le lendemain, et nous vérifions s’il n’est pas possible de tricher avec un petit voyage en bâteau. Nous ne trouvons aucune solution.

  • De Budapest à Szentendre, jour 1

    Le lendemain matin à Budapest ne commençait pas sous les meilleures augures. Florent était coincé du dos à cause des manipulations du carton de la veille, et la météo était vraiment catastrophique. On s’est demandé qu’est-ce qu’on faisait quand il pleuvait comme ça, mais en fait, ça ne nous était jamais arrivé à ce point.
    On serait bien resté une journée de plus, attendre que le déluge cesse (prévision météo locale : pluie jusqu’à 20h) si l’auberge nous avait convenue, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

    Cahin caha, on se rapprochait du Danube, et c’est au déjeuner que le temps s’est miraculeusement éclairci, si bien qu’on n’a pas reçu d’autres gouttes de pluie de la journée.

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    Allez Florent, c'est qu'un déluge !

    Guck mal Mama, ein Pino!

    Cette exclamation si pleine d’enthousisame d’un jeune germanophone de huit ans m’a collé un sourire pendant plusieurs heures. J’en aurais presque regretté de ne pas avoir discuté avec lui de la couleur du sien, des promenades qu’il fait…

    Et les choses se sont arrangées. On a fini par retrouver l’EV6, on est passé devant le Parlement. Budapest est une très belle ville pour ce qu’on en a vu. Pas forcément très bien entretenue, surtout au niveau des façades, mais aménagée avec un goût indéniable.

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    Le parcours jusqu’à Szentendre a encore été un peu chaotique, avec des déviations pas forcément très bien indiquées, et surtout une fraction complètement inondée avec un Danube beaucoup trop haut. A un moment l’itinéraire nous a même fait emprunter des escaliers pour passer sous la sorte de nationale.

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    Puis nous sommes arrivées dans la station balnéaire familiale, et la nuit a été bien méritée.

  • Arrivée à Budapest, jour 0

    Après un vol globalement sans histoires, nous sommes arrivés à Budapest, très heureux. On se moquait complètement alors de l’heure de retard avec laquel nous atterissions. Nous avons eu un petit choc à la descente de l’avion, en voyant les bagagistes lancer des valises sur le carton de notre vélo. Des grosses valises. Et vraiment lancer.

    Le choc a continué en voyant arriver le carton sur le tapis roulant classique, alors qu’il était bien évidemment trop grand pour ça. Il a fallu courir le récupérer avant qu’il tombe durant un virage (le tout en poussant un peu les autres passagers qui attendaient leurs valises).

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    C’est donc relativement anxieux que nous avons commencé à remonter le vélo, directement à côté du tapis roulant, afin de pouvoir faire une réclamation si nécessaire. Le carton avait de belles marques à l’intérieur, il a bien appuyé sur certaines parties du vélo.

    Le montage s’est cependant bien passé, et malgré quelques rayures (notamment sur la pédale droite), le vélo semble en bon état. On y a passé un temps certain (1 heure environ), mais on avait une classe d’enfert à la sortie avec le tandem déjà monté. On a été l’attraction du jour également d’un agent de sécurité, qui passait toutes les deux minutes voir l’évolution du montage.

    Une fois sortis, nous avons laissé le carton dans un coin (désolé…). Nous avons ensuite utilisé la fameuse pompe pour regonfler les pneus et préparer la fourche.

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    Vous pouvez admirer la technique du bloc de béton pour réhausser la pompe, vu que le flexible est un peu court.

    La suite ne restera pas comme la meilleure partie du voyage. Nous avons cherché comment partir de l’aéroport sans prendre l’autoroute. Ce n’était pas évident. Une lueur d’espoir est revenue quand nous avons trouvé un parking vélo (s’il y a des vélos, ils doivent bien arriver par un moyen ou un autre).

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    Ce n’était cependant pas trivial du tout, et pas agréable non plus. En plus, il pleuvait. Si vous souhaitez voir des endroits abandonnés et qui semblent sortis des films de fin du monde, on peut vous renseigner.

    Après une petite trentaine de kilomètres à louvoyer dans Budapest à tenter de trouver les pistes cyclables et éviter les grosses routes, nous sommes arrivés de nuit à l’auberge de jeunesse que nous avions réservé. Elle ne restera pas comme le meilleur logement du voyage non plus. Juliette avait envoyé un courriel pour demander s’il était possible de garer un tandem chez eux. Ouioui était la réponse. En vrai, il fallait monter deux étages (gasp), prendre un virage quasi-impossible pour monter sur balcon (youhou), et terminer sur un angle impossible pour un tandem (déjà un vélo je n’y crois pas). Il a fallu le porter en partie au dessus de la rembarde du balcon pour le mettre à “l’espace en sécurité pour les vélos”.

    Nous nous sommes trouvé un  restaurant dans les environs, complètement extenués. Au moins, il était bon. Et les rations étaient largement suffisantes pour compenser notre mini-repas du midi.

    Ensuite, nous sommes sagement aller dormir. Il était déjà minuit trente.

  • On est partis !

    Les derniers jours de préparations ont été un peu compliqués, notamment avec le peu de temps disponible que nous avions pour préparer les bagages.

    Le week-end dernier, nous avons fait les derniers réglages et tests sur le tandem : nous avons ainsi remonté un peu le porte bagage avant (les sacoches appuyaient sur la béquille autrement), et fait marcher le chargeur USB (branché sur la dynamo du moyeux de la roue avant). Le dernier soucis a été de trouver une petite pompe capable de gonfler la fourche avant. Il faut ainsi gonfler à 7 bars, ce qui n’est pas évident avec une pompe classique à main. Comme nous étions cours sur les délais, c’est Bofrère et Bellesoeur qui ont géré l’achat. Nous avons également fait toute la manipulation inverse de la semaine précédente, à savoir démonter les différentes parties pour pouvoir rentrer le tout dans le carton d’origine.

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    La dernière soirée on a chargé les sacoches. On a finalement pas pris la tente, ce qui nous libère pas mal de place (on ne prend pas non plus du coup les matelas de sols, uniquement les duvets). Les quatre sacoches sont pleines, mais le grand sac est complètement vide et a été gentiment chargé dans une sacoche, plié.

    Nous sommes arrivés à l’aéroport trois heures avant le vol, finalement un peu trop. Le comptoir pour notre vol n’était pas encore ouvert. Après l’enregistrement chez la compagnie (à tout porter jusqu’à là-bas…), nous avons utilisé le vélo comme coupe-file. La seule différence avec un enregistrement normal, c’est qu’il a fallu porter le vélo jusqu’au portique spécial de sécurité pour les bagages spéciaux. Pour le moment, le fait que ce soit un tandem et pas un vélo classique n’a choqué personne.

    Nous attendons avec impatience l’avion, notamment pour savoir dans quel état nous allons récupérer le carton. Il ne restera ensuite plus qu’à tout remonter et pédaler jusqu’à l’auberge de jeunesse où nous dormirons cette nuit !