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  • Dans la rigole d’Hilvern (trois jours, 100 kilomètres)

    Après une bonne nuit de sommeil, nous décidons de partir dans La rigole d’Hilvern, sans analyser en détail la logistique. L’un des objectifs est de se rapprocher de Saint-Brieuc, pour faciliter la vie de Stéphanie et Claude qui doivent passer nous voir le lendemain.

    Cette rigole est un ouvrage assez étonnant, construit pour alimenter en eau le canal de Nantes à Brest. Il est donc parfaitement plat, sans écluse, mais très très sinueux. Il ne reste que quelques zones remplies d’eau, la rigole ayant été asséchée et remplacée par une station de pompage.

    Son entrée est assez proche de Mur-de-Bretagne et s’y rendre n’est pas un problème. On part ensuite joyeusement pour 30 kilomètres de virages, mais plats. On fait parfois des détours de plusieurs kilomètres pour éviter une montée/descente. Ça donne de jolis points de vues, sans efforts.

    Pause du midi peu avant la rigole
    Pause du midi peu avant la rigole

    Le bémol est à chercher du côté du revêtement. Il est très inégal, et même parfaitement pourri entre les kilomètres 20 et 25 environ. On doit rouler quasi au pas pour ne pas secouer les enfants dans la charette sur ce troncon. On rigole moyen. Des vélos couchés nous raconterons le soir avoir vécus la même galère.

    La rigole, photo de la piste depuis l'autre rive
    La rigole, photo de la piste depuis l’autre rive

    Au bout de la rigole, on trouve le camping (bon en fait on va marcher 400m, la pente pour aller au camping étant trop raide). Il est très calme, sans réseau téléphonique, à côté d’un lac et avec des jeux de bonne qualité pour les enfants. On s’y installe pour deux nuits.

    Le lendemain on doit tout d’abord gérer la logistique. Nous n’avons plus de stocks de nourriture pour Oscar, et pour les plus grands c’est très limité. Je fais donc un aller-retour (19 kilomètres le tout) en mode “contre la montre” pour aller à l’épicerie la plus proche.

    On fait ensuite une promenade pédestre pour profiter des environs. Colin est très heureux de pouvoir monter sur le barrage (plus en activité), et qui a par ailleurs une belle chute d’eau.

    Le barrage de Bosméléac
    Le barrage de Bosméléac

    L'autre côté du barrage
    L’autre côté du barrage

    On déjeune ce que j’ai acheté à l’épicerie, et Stéphanie et Claude arrivent peu après. Comme il fait beau, on tente même une sortie sur la plage du lac, les plus courageux y nageront, les autres joueront avec les enfants à hauteur de petits hommes.

    Les deux adultes sur la photo sont ceux qui iront vraiment dans l'eau
    Les deux adultes sur la photo sont ceux qui iront vraiment dans l’eau

    On dîne le soir à la crêperie du camping, ouverte que le soir. Colin y trouve un copain de son âge, et comme nous sommes en terrasse, les deux contribueront à augmenter les activités sportives des adultes référents.

    Après cette journée de repos, on reprend la rigole dans l’autre sens. On coupe parfois l’itinéraire, quitte à faire du dénivelé, afin notamment de limiter au maximum la zone à mauvais revêtement. L’étape est par ailleurs déjà très longue, et cela permet de raccourcir un peu. Après la rigole, on a encore une douzaine de kilomètres sur le petit train pour rejoindre le camping de Loudéac.

    Le camping de Loudéac est par ailleurs une bonne surprise. Bien que coincé entre deux nationales (et donc toujours avec un bruit de fond), il a des jeux pratiques à l’intérieur du camping, un snack, un sèche-linge, et pas cher du tout. Il est aussi dans le site “Aquareve”, qui a par exemple des jeux d’eaux très amusant pour Colin (Oscar lui a sauté les deux pieds dedans…).

    En bon point, la ville de Loudéac fait aussi des vrais efforts pour les vélos. Pour une course de gaz, j’ai traversé la ville en allant à un centre commercial, et tout s’est bien passé. Pour une ville de cette taille elle est particulièrement cyclable.

  • De Carhaix à Mur-de-Bretagne (Deux jours et 60 kilomètres)

    Au départ de Carhaix, nous sommes les derniers à quitter l’hôtel, qui ferme pour vacances en pleine saison. On traverse ensuite la ville, qui est aussi désagréable qu’en arrivant du canal. Voir plus en fait, car le départ de la V6 se fait vraiment en bordure de ville, après la traversée d’une zone industrielle.

    Ensuite par contre c’est super. Les anciennes voies ferrés sont vraiment très agréables : moins monotones que les canaux, mais toujours à faible dénivelé compatible avec notre lourd chargement. On a plus de paysage, et on croise aussi quelques villages sympathiques. On déjeune d’ailleurs à Maël-Carhaix, une bourgade “tout services”.

    Pour la petite histoire, si cette voie verte s’appelle la voie du petit train, c’est que ce tronçon avait des rails d’un mètre d’espacement, moins large que le standard. Cela permettait de faire des virages plus serrés.

    Pause du midi sur la piste du petit train
    Pause du midi sur la piste du petit train

    L’après-midi on pédale bien (un poil trop avec les dénivelés à avaler) pour arriver jusqu’à Gouarec, dont on nous avait recommandé le camping. C’est la ville qui fait la jonction entre le canal et la v6, on reprendra dans l’autre sens la partie fusionnée jusqu’à Mur-de-Bretagne.

    Une ancienne gare, elles sont nombreuses
    Une ancienne gare, elles sont nombreuses

    Ceci est une chasse aux mûres
    Ceci est une chasse aux mûres

    Le camping est en effet agréable. On profite de la soirée galettes-crêpes pour ne pas faire la cuisine, mais ils ont aussi de très bons aménagements pour les cyclistes. Ils ont même un petit déjeuner “buffet”, mais un peu trop tardif (à partir de 9h) pour nos estomacs qui se lèvent tôt.

    Soirée galettes/crêpes/jazz
    Soirée galettes/crêpes/jazz

    Le coin campeur tout équipé
    Le coin campeur tout équipé

    Le lendemain on roule les cinq kilomètres nécessaires pour arriver à l’abbaye de bon repos, afin de la visiter. On avait juste pas prévu que les enfants s’endorment, décalant la visite à l’après-midi.

    Ceci n'est pas un arbre
    Ceci n’est pas un arbre

    Équipage devant l'abbaye
    Équipage devant l’abbaye

    Le soir on rejoint de nouveau le camping de Mur-de-Bretagne, qui bien que moins rempli de groupes est très plein. Comme la météo est meilleure que la semaine précédente, on réussit à aller au barrage ! 

    Le barrage du lac de Guerlédan
    Le barrage du lac de Guerlédan

    La vue est assez impressionnante. Le soir est ensuite très calme. On hésite cependant sur l’itinéraire à suivre le lendemain, entre un direct pour Loudéac ou un détour par la rigole d’Hilvern.

  • Tempête et fièvre, arrivée à Carhaix (quatre jours, 110 kilomètres)

    On part sans embûche et pas trop tard du camping de Pontivy. Nous sommes cependant à court de ravitaillement, et un passage au supermarché du coin prend un peu plus de temps que prévu.

    L’étape prévue est courte (environ 25km), mais avec une grosse montée à la fin. En effet, au niveau de Mur de Bretagne, un barrage a généré le lac de Guerledan qui a englouti le canal et de nombreuses écluses : on devra tout monter par une pente violente.

    Petite difficulté, une petite tempête arrive également sur nous. Ça commence par de la pluie par averse toute la journée, perturbant notamment notre déjeuner.

    Repas sous la pluie
    Repas sous la pluie

    En anecdote du voyage, pendant que nous doublions deux ânes (ce qui déjà étonnant…), on entend crier un “c’est les sacoches d’Irène !”. On ralenti donc pour discuter, et la dame est une amie d’Irène de sacacycles. Et nos sacoches viennent en effet de là. Comme souvent dans ce trajet, on nous dit également un “je vous ai vu hier”.

    Après une énorme averse juste avant, on monte à Mur de Bretagne difficilement. Concrètement Colin monte à pieds avec Juliette, pendant que je fais par petits sprints monter le vélo et Oscar. On arrive assez tôt au camping, et une éclaircie nous permet de bien tout attacher en prévision des vents forts de la nuit.

    La tente et le vélo attachés
    Tout est bien attaché

    On profite de cette même éclaircie (après vérification de la météo) pour faire une balade à pieds sur les bords du lac. On prendra notamment le goûter là-bas.

    Oscar dort dans l'écharpe sur le dos
    Petite sieste à dos de maman

    Y'a quatre têtes
    Y’a quatre têtes

    Petite vue sur le lac
    Petite vue sur le lac

    Nous n’avons cependant pas le temps (avant la pluie) d’aller voir le barrage. On rentre vite au camping, et on dîne sous un chapiteau rempli de cyclo-campeurs.
    La nuit est ensuite très venteuse et pluvieuse comme prévu, mais sans incident. Après ingestion de viennoiseries pantagruéliques (et un thé chaud achetable à l’accueil), nous repartons.

    Nous aurons des averses régulières toute la journée. L’étape est assez longue et nous décidons de ne pas faire de tourisme, nous passons par exemple devant l’abbaye de bon-repos, assez connue, sans s’arrêter. Nous savons que nous repasserons dans le coin la semaine suivante. En effet, à cet endroit, la piste du canal (qui est sous le lac) fusionne avec ‘le chemin du petit train’, que nous emprunterons bientôt.

    La petite voie ferrée
    Pour changer du canal, une ancienne voie ferrée

    Vue sur le lac depuis la piste
    Vue sur le lac depuis la piste

    Le midi on mange dans une crêperie très sympathique, sur le bord du trajet. La fin du trajet est assez dure car nous quittons le canal pour aller dans un camping situé à cinq kilomètres. Et ça monte, puis descend, puis remonte… Le camping du jour est d’ailleurs assez atypique (cuisine organisée comme une colocation, toilettes sèches, tarif volontaire pour le lave linge). Ils organisent des ateliers pour faire ses produits nettoyants ou des bains de forêt. Hormis des soucis d’organisation (ils ont accepté de nous louer une roulotte, qui était en fait déjà louée. On a posé nos affaires, puis tout enlevé pour monter la tente), c’est assez sympa comme endroit et les enfants ont bien profité des animaux. La zone de camping “sans voiture” est vraiment un plus agréable.

    On a failli dormir là-dedans. Mais en fait non
    On a failli dormir là-dedans. Mais en fait non

    Le matin on part très tard, notamment car nous attendons le tour pour donner à manger aux animaux (la vie de cochon n’y a pas l’air trop dure d’ailleurs). Le début de route est aussi dur (logique) que la fin de la veille, et nous mangeons à peine revenus sur le canal à un petit restaurant ouvert cette année à une écluse. Qui était très bien aussi. Oscar profite juste d’un moment d’inattention pour me faire très peur en s’approchant seul de l’écluse (qui était vide, donc potentiellement une chute assez haute). Un bon sprint pour Papa, sans autre conséquence.

    Sur la longue route de l’après-midi, on verra la seule double écluse du canal. C’est assez joli comme secteur. On profitera aussi pas mal de la descente de nombreuses écluses, ce qui permet d’augmenter un peu la moyenne. On aura aussi un arbre tombé sur la piste, heureusement contournable.

    À la pause du goûter, on constate cependant qu’Oscar est chaud. Il avait dormi énormément dans la journée, et était très câlin. Le thermomètre confirme une fièvre, à plus de 39. Il pleut de nouveau durant le goûter (heureusement abrité dans une cabane !), et nous prenons la décision d’aller dormir à l’hotel si possible (nous n’avions pas de réseau téléphonique à cet endroit).

    La fin du trajet est pas mal, malgré la sortie du canal pour monter à Carhaix. La piste est vraiment construite pour limiter les dénivelés. En revanche une fois en ville, c’est autre chose. Malgré beaucoup de place disponible, et plusieurs véloroutes qui passent par là, la mairie de Carhaix semble penser qu’un peu de peinture tous les cent mètres sur un gros boulevard est un aménagement cyclable. La ville est une horreur à vélo.

    On trouve de la place à l’hotel, dans une énorme chambre qui plaît beaucoup aux enfants. On prend pour deux nuits, histoire de laisser Oscar se reposer (il n’aura aucun autre symptôme que la fièvre).

    On profite de cette journée de repos pour faire une grosse lessive, faire du tourisme, voir une exposition sur les vêtements traditionnels locaux, etc. Au passage, l’office du tourisme est top. Et faire une grosse sieste pour les enfants. 

    Une boulangerie-pâtisserie-bar
    C’est fermé, mais le concept d’un bar dans une boulangerie reste étonnant

    Laverie de Carhaix
    Laverie de Carhaix

    Réalisation de Colin à l'office du tourisme
    Réalisation de Colin à l’office du tourisme

    Après ces deux nuits tout confort et beaucoup de repos (Oscar a vraiment énormément dormi sur cette journée), Oscar va mieux et nous pouvons repartir. On quitte le canal, pour rejoindre la petite voie ferrée (ou v6 en Bretagne), direction Saint-Méen-le-grand.

  • De Guenrouët à Pontivy (4 jours, 135 km)

    La canicule étant passée, les freins étant réparés, la route devient plus facile. On peut rouler l’après-midi également, ce qui convient mieux aux cycles de Colin et Oscar pour faire la sieste. Sur cette période, on roule donc beaucoup (tout est relatif), avec une pointe 42 kilomètres parcourus le samedi.

    Le premier jour, on fait une longue pause à Redon pour passer à Décathlon et tenter d’acheter quelques objets manquants. Ce n’est pas une totale réussite. En punition, nous déjeunons le long du parking du centre commercial. De la ville de Redon, nous verrons assez peu (mais un peu plus que si nous avions suivi l’itinéraire, qui passe sous les ponts de la ville).

    Chouette endroit pour un pique-nique
    Chouette endroit pour un pique-nique

    L’après-midi nous roulons tranquillement (pointe à 20 km/h…), et nous devons même pousser le vélo sur la fin pour monter du secteur de l’île aux pies jusqu’au camping, qui est bien en hauteur.

    Portrait de Colin
    Lui aussi a bien bossé, il est monté à pieds

    Ce camping a un super équipement pour les cyclistes. Tout d’abord les livraisons de viennoiseries, garanties avant 7h30 (contre 9h à Nort sur Erdre, par exemple). Ensuite une petite cuisine (gazinière, vaisselle, chapiteau…). En prime, une rencontre internationale des véhicules amphibies s’y tient, ça rajoute des trucs à regarder.

    Ce modèle amphibie semble assez courant
    Ce modèle amphibie semble assez courant

    Celui-là, moins
    Celui-là, moins (mais il manque la batmobile relookée façon Grease)

    Le lendemain, comme on roule plus que d’habitude, on fait aussi moins de choses. On peut juste dire que la ville de Malestroit semble jolie. Les enfants dormaient, on n’a pas pris le risque de s’y arrêter.
    Le soir, le camping de Roc-Saint-André a une grande collection de caravanes de collection. Et une piscine, dont les enfants profitent. Et des jeux assez sympa, comme un trampoline. La ville est juste à côté et également bien fournie avec une super épicerie. Une très bonne ville d’étape en résumé. Seul bémol sur le camping, l’allée centrale est très (trop) utilisée par les voitures. Au passage, on rattrape la famille avec beaucoup d’enfants et découvrons le petit dernier, qui ne roule pas encore, et un gateau dans le four, comme disent certains.

    Collection de veilles caravanes
    Collection de veilles caravanes

    Le lendemain, on part sans encombre en direction de Rohan. Les 500 premiers mètres consistent à traverser un pont fréquenté de motorisés puis tourner à gauche, ce qui est peu agréable. Mais le reste est normal, et on commence même à avoir du revêtement goudronné tout de même plus efficace.

    Au hasard d'une pause
    Au hasard d’une pause

    Nous faisons la pause à Josselin, qui a un beau chateau. Après un pique-nique en bord de ville, on fait un peu de tourisme, et on monte notamment en haut de la tour de l’église (et Colin grimpe tout !).

    Arrivée à Josselin
    Arrivée à Josselin
     

    Bataille de têtes en haut de la tour
    Bataille de têtes en haut de la tour

    On profite ensuite de l’heure de la sieste pour tracer jusqu’à Rohan, qui a un très sympathique camping municipal. Dont une machine à laver et un sèche linge, gratuits. On retrouve (une dernière fois) la famille nombreuse, et les enfants jouent beaucoup avec eux (notamment sur les jeux de la ville astucieusement placés à côté du camping). L’endroit est joli, avec de belles promenades autour du plan d’eau.

    Pour le dernier jour de cette belle série, nous roulons jusqu’à Pontivy. Si le début monte un peu, les dix derniers kilomètres sont idéals en tandem avec de la pente douce le long des écluses. On ne peut pas dire combien d’écluses on a vu dans la journée, c’était vraiment très très dense.

    Une écluse, puis une autre, puis...
    Une écluse, puis une autre, puis…

    À Pontivy on retrouve un petit camping municipal au prix imbattable. On campe à côté des jeux pour enfants. Arrivés tôt, on a le temps de visiter la ville (le château est très beau mais malheureusement fermé au public).

    Entrée principale du château
    Entrée principale du château

    Arrière du château
    Arrière du château

    On dîne un déjà très classique “pâtes avec de la sauce” dans un parc. La nuit n’est pas parfaite, nous sommes un peu trop proches de la route. Et Oscar fait une deuxième (cette fois courte) séance de pleurs.

    C'était une idée de Colin d'être deux
    C’était une idée de Colin d’être deux

    La météo des jours suivants (obtenue de haute lutte contre le site météofrance en carafe) est assez négative. On verra comment ça évolue.

    Un nuage de parapluie sur une place
    À Pontivy, tout est prévu

  • Trois jours dans la canicule – Arrivée à Guenrouët (50km)

    Après le petit prologue, la canicule nous tombe dessus. Nous partons donc le matin de Nort sur Erdre, avec Blain comme objectif. Nous reprenons une partie du chemin déjà parcouru la veille, et tout roule plutôt bien.

    Le tandem et la charette
    En route !

    Nous faisons une pause toutes les trente minutes au début (Colin réclame la pause au même endroit que la veille !), et notre moyenne n’est pas folle folle.

    Une étrange pelleteuse dans le canal
    Un drôle d’engin

    On arrive cependant à temps à Blain pour le déjeuner, et il fait déjà chaud. Nous mangeons dans un restaurant sur le port, puis partons au camping pour nous installer.

    Le château de Blain
    Le château de Blain (partie privé)

    Le camping est une bonne surprise. Ils ont un vrai espace vélo (sans voitures), ainsi qu’un frigo, un micro-onde… Pratique pour les itinérants !

    En début de soirée, nous partons en ville pour faire quelques courses. Nos freins font du bruit. Même si le magasin n’est pas loin, le frein arrière est brûlant (on ne peut plus le toucher). Juliette tente de modifier les réglages, mais sans succès. Nous poussons le vélo pour rentrer au camping.

    Le seul réparateur de vélo marqué sur ma carte est définitivement fermé. Je trouve cependant sur Internet trace d’une ouverture récente : à l’autre bout de la ville. Nous décidons donc de dormir et d’emporter le vélo le lendemain.

    Au matin, par chance, les freins vont mieux. Je peux faire rouler le vélo sans trop souffrir. Le réparateur est pas mal en retard (une histoire de clef…), mais prend en charge le tandem. Il me prête un vélo pour rentrer au camping, en attendant de le récupérer le soir.

    Au camping, les gestionnaires sont très sympa. Après la sieste des enfants, ils prêtent une petite piscine pour rafraîchir les enfants. On atteint environ 40 degrés dans l’après-midi (partir en Bretagne pour être au frais…)

    Deux enfants dorment dans l'herbe
    Petite sieste caniculaire

    Plouf plouf
    Plouf plouf

    On stresse un peu en attendant des nouvelles du vélo, pas de nouvelles n’étant dans ce cas pas signe d’une bonne nouvelle. On en a aux alentours de 19h. Je vais le récupérer, et nous avons deux problèmes. Le premier est bien lié à la température : dilatation du liquide des freins hydrauliques sous l’effet de la canicule, qui freine donc en permanence.  Second soucis sur l’arrière : le piston ne revient pas en place correctement. Le réparateur (Ludo) a donc remplacé en urgence le frein arrière par un d’occasion qu’il avait en stock. Le frein avant n’a pas été purgé donc freine aussi un peu avec la chaleur. Mais l’essentiel est là : on peut rouler ! Merci Ludo ! Je roule très vite pour arriver au Super U avant sa fermeture et racheter des couches.

    Au camping, la vie s’est vraiment bien passé. Colin s’est trouvé des amis, dont un petit dont la famille remonte le canal (cinq enfants qui roulent avec le papa). Oscar est rentré dans une boucle de toboggan dont il a le secret (et a encore progressé pour monter les échelles au passage).

    Le lendemain, on fait donc une petite étape pour aller au camping de Guenrouët, dont on nous avait dit du bien. On roule plus vite et ca semble plus facile, les enfants dorment bien, et nous sommes de nouveau avant le déjeuner sur place.

    Pause le long du canal
    Pause le long du canal

    On a le temps de monter la tente avant de manger. L’emplacement est ombragé, mais très poussiéreux (comme la route en fait, le revêtement n’est pas goudronné). Colin n’arrive ensuite pas à faire la sieste. Heureusement une grande piscine (avec pataugeoire et toboggan) est là pour sauver l’ambiance !

    Colin aide à monter la tente
    Colin aide à monter la tente

    La nuit, dernière de la canicule, est assez dure. Oscar pleure durant presque 2 heures sans raison apparente (pardon, les voisins…). Au matin, il est heureusement en pleine forme (les dents ?). La température est plus raisonnable. On repart.

  • Prologue à Nort sur Erdre (22 kilomètres en deux jours)

    La logistique avec une charette, un tandem, et des sacoches, n’est pas simple. Impossible de prendre le TGV. Les autres trains, c’est la roulette russe (en principe tandem et charrette sont interdits, l’application de cette règle est à la discrétion du chef de train). Reste la voiture, de préférence grande. Nous pensions à une location, mais mes parents ont proposé d’assurer le trajet aller, en mettant nos affaires dans une caravane, et nous en prenant le TGV jusqu’à Nantes.

    On s’est donc retrouvé le samedi, cueillis à la gare, en allant directement ensuite à Nort sur Erdre pour éviter la zone urbaine de Nantes. On est resté ensemble jusqu’au lundi matin. On a ainsi pu tester un peu le matériel (notamment vérifier que tout rentre dans les sacoches…), habituer les enfants au camping (la première nuit c’était quelque chose…), et faire une petite promenade de 23 kilomètres sans trop de matériel le dimanche (ça tombe bien, les montées sur les croisements entre le canal et les ponts sont violentes dans le coin !).

    Le camping était correct, Colin s’est fait une copine (qu’il réclamera pendant encore longtemps ensuite…), et on a pu profiter un peu de la piscine.

    Colin profite de la table

    Après cette mise en bouche, véritable départ du voyage !

    Juste avant le départ. Colin se promène ailleurs

  • Partir un mois en Bretagne, le matériel

    Nous avions envie de repartir pour un voyage en vélo, assez long, et avec les enfants. Colin avait adoré son voyage il y a deux ans, et il n’y a pas de raison que ça se passe différemment avec les deux.

    Notre premier changement a concerné la charette. Pour un voyage d’un mois, nous pensions pertinent d’avoir la notre. Et ça tombait bien, les collègues de Juliette en avait offerte une comme cadeau de naissance d’Oscar.

    Nous avons ensuite changé un peu le matériel de camping. Avec un réchaut plus puissant (on était juste il y a deux ans), un nouvel ensemble de couverts et de matériel de cuisine (pour quatre personnes), un fil à linge…

    Le plus dur a été de trouver des sacs de couchages pour les enfants. Ils sont rares pour leurs âges, et souvent volumineux. Nous avons finis par commander deux exemplaires de celui-là. Toujours pour les enfants, on a pris un pot pliable en carton, pour les parents stressés en cas de gros besoin.

    Nous avons aussi pris du petit matériel électronique, par exemple une enceinte bluetooth, inspirés par Claude et Stéphanie. Une batterie USB (un classique désormais, elles sont bien plus puissantes que du temps de notre voyage de noces). Un clavier bluetooth plus récent, l’ancien ayant des soucis tehniques aléatoires. Le reste est identique à nos voyages précédents.

  • Jour 7 – De Dole à Verdun-sur-le-Doubs

    Nous nous réveillons soulagés d’être sains et saufs, parce que ce que Florent n’a pas raconté, c’est qu’il y avait eu du vandalisme à base de vol et de coups de couteau l’avant veille dans le camping, et en particulier sur les tentes. Je l’avais certes appris des enfants au château gonflable la veille, Flo s’amusait de ma crédulité, mais j’en ai eu tout de même la confirmation le matin en allant chercher les croissants à l’accueil du camping. Je n’étais donc pas hyper sereine, mais finalement ça s’est bien passé. La nuit était assez fraîche et nous envisageons un moment de faire un détour pour acheter des polaires, pour Flo qui avait oublié de prendre le moindre pull et moi dont le duvet devenait un peu trop léger. Les magasins de sports étant trop loin, nous n’en ferons rien.

    Nous ne lambinons pas trop, la journée s’annonce plutôt chargée pour atteindre le camping de Verdun, avec 70 km environ, un peu contraints par le fait qu’il n’y en ait pas entre Seurre et celui là.

    Nous déjeûnons à Saint-Jean-de-Losne, toute petite ville (la plus petite de France paraît-il), près de canards et d’une mamie sur le perron de sa maison.

    Nous repartons et prenons un super raccourci de Flo, qui plutôt que de nous faire faire demi tour sur 2 km après un pont, nous fait longer le canal dans le bon sens jusqu’à Seurre. Vraiment pas malin, ce petit écart par rapport à l’itinéraire officiel nous fait gagner 5 bons kilomètres et en plus en très bonnes conditions.

    C’est alors qu’à Seurre à l’occasion d’une pause change glouglou et goûter, nous nous rendons compte qu’un des sacs de couchage s’était fait la malle. Celui de Flo. Et comme nous avions déjà regardé le matin, pas d’intersport/Décathlon et consorts sur le trajet. Hôtels complets à Verdun (je n’ai certes pas appelé celui dont la plus petite chambre double était à 150 euros, j’avoue), camping sans mobile-home ou autre truc en dur. Je commence à ne pas me sentir super bien, sentant le plan loose se profiler. Et là, la providence nous envoie nos voisins germaniques du camping de Dole qui nous suivait avec une bonne distance, qui nous ramène le sac de couchage de Flo. Trop méga la fête, je me suis sentie tellement soulagée, j’aurais pu danser sur place.

    Nous repartons pour le dernier morceau de piste pour arriver au camping de Verdun. Le prix est imbattable par rapport aux tarifs assez élevés des précédents campings (un peu plus de vingt euros en moyenne), l’accueil est charmant, les emplacements vraiment spacieux. Nous avons en plus comme voisins un couple assez étrange (nous apprendrons par la suite que ce n’était pas un vrai couple) où monsieur voyage avec le chien en charette et madame avec une petite de l’âge de Colin, dans une autre charrette.

  • Jour 6 – d’Arc et Senans à Dole (51 kilomètres)

    Comme nous n’avons pas pédalé la veille, nous sommes plus en forme le matin et le soleil est complètement revenu, il n’a même pas plu la nuit contrairement à nos craintes. Le départ se fait donc sans aucun soucis.

    L’étape du jour ressemble surtout à une promenade. Pour éviter de reprendre la longue ligne droite cyclable qui retourne sur l’ev6, nous prenons l’itinéraire du guide d’une trentaine de kilomètres qui nous fait passer par la forêt et un certain nombre de villages. Nous faisons une première pause pour visiter une reconstitution de village de bûcherons.

    Extrait du village reconstitué

    La route dans la forêt est ensuite assez monotone mais très calme. Seule déception : la limitation de vitesse est en théorie de 30km/h sur ces routes forestières. Les rares véhicules que nous verrons passent plutôt à 90 (dont des camions d’exploitation forestière). Une voiture était même probablement à bien plus.

    Petite pause au milieu de la forêt

    La forêt comporte aussi forcément quelques montées et descentes, mais rien de dramatique. Nous rejoignons l’ev6 sans difficulté. Et même si nous avons de quoi déjeuner, on décide de soutenir l’un des rares restaurants le long de la piste en déjeunant à Orchamps (le repas était en mode buffet, un peu surprenant mais bien adapté à notre situation). Colin est ravi d’y voir chiens et chats.

    La suite roule sans soucis jusqu’à Dole, le long du canal. L’arrivée sur Dole est magnifique et le camping du genre très grand. On discute avec quelques autres cyclo-randonneurs et on part faire du tourisme. La ville est super agréable, comporte de belles surprises comme la source souterraine visitable. Ils ont fait le choix d’un centre piéton, et c’est très réussi.

    Entrée sur Dole

    Source visitable après un passage souterrain

    On organise un dîner à base de restes et on se couche tranquillement, avec pleins de cyclistes comme voisins.