Après ce dur jour de pluie, on est un peu rincé. C’est malheureusement la même météo qui est prévue, et il y a eu un déluge durant la nuit qui incite à la prudence.
Comme je suis malade, et que nous n’avons pas du tout envie de retomber dans les mêmes conditions que la veille, nous trichons en prenant le train. Pour aller à Bratislava, c’est deux heures de train, 7 euros 50 pour deux avec le vélo. Tout pour être un bon plan !
On attend un peu à la gare avant de partir. La montée du vélo dans le train se fait sans soucis. On est contents (même si Juliette est un peu triste qu’il ne pleuve pas (encore)).
La bonne humeur diminue un peu quand le contrôleur nous apprend que le train ne pourra pas nous emmener jusqu’à Bratislava. Quelques stations avant l’arrivée, le train se transforme en bus, et le tandem ne pourra, bien entendu, pas entrer.
Nous profitons tout de même du voyage en train, durant environ 100 kilomètres. C’est assez fascinant de voir une ligne sans quasiment aucun passage à niveau protégé, le train klaxonne juste quand il arrive. Et on est vraiment sur une plaine, c’est très différent des collines que nous avons pu voir jusqu’ici.
A la sortie du train, il n’a toujours pas plu une goutte. Juliette continue donc d’être déçue de ne pas avoir fait de vélo. Bien évidemment, la pluie reprend après que nous ayons fait moins de deux cent mètres à vélo.
Le trajet alterne donc entre bonnes nouvelles (la piste cyclable semble très bien commencer) et très mauvaises (ah mais on arrive sur un chantier avec plein de camions…). Je commence un peu à perdre le moral. On s’arrête à un café, le temps de laisser passer une grosse averse (et une fois de plus, savoir parler allemand est plus pratique que l’anglais !). On va ensuite à un supermarché acheter des mouchoirs et de quoi faire des sandwichs.

On a ensuite une partie très sympa le long d’un canal pour viser le centre de la ville. Les pistes sont très étonnantes, avec des aménagements compliqués (un genre d’échangeur à vélo, le long d’une autoroute). L’entrée dans le centre ville est par contre un peu plus ardue. Au total, nous aurons roulé 23 kilomètres en vélo, pas grand chose quand on compare au froid que nous avons subi (j’ai oublié de le dire : il y avait un très fort vent en provenance du nord-est. Et nous allions au nord-est).
L’office du tourisme est très décevant. Alors que nous avions trouvé la veille comme ça notre logement, eux sont incapables de savoir quels logements peuvent prendre les vélos et ils n’appellent aucun hébergement pour nous. Ils fournissent uniquement une liste.
Après trois essais infructueux (ne me demandez pas pourquoi Bratislava est remplie comme ça), nous faisons le deal du siècle. Un appartement pour six, pour le prix d’une chambre normale. C’était plus grand que chez nous à Paris.

Comme notre santé ne s’améliore pas, que la pluie nous a un peu démotivés, et que nous voulons profiter un peu de la ville (nous ne reviendrons probablement jamais ici), et enfin pour des raisons logistiques, nous décidons de rester aussi le lendemain à Bratislava. Manque de chance, notre deal du siècle ne peut pas être renouvelé, il faudra trouver un autre endroit.

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