Category: Le beau Danube bleu

Voyage le long du Danube, fin mai à mi-juin 2015.

  • De Budapest à Szentendre, jour 1

    Le lendemain matin à Budapest ne commençait pas sous les meilleures augures. Florent était coincé du dos à cause des manipulations du carton de la veille, et la météo était vraiment catastrophique. On s’est demandé qu’est-ce qu’on faisait quand il pleuvait comme ça, mais en fait, ça ne nous était jamais arrivé à ce point.
    On serait bien resté une journée de plus, attendre que le déluge cesse (prévision météo locale : pluie jusqu’à 20h) si l’auberge nous avait convenue, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

    Cahin caha, on se rapprochait du Danube, et c’est au déjeuner que le temps s’est miraculeusement éclairci, si bien qu’on n’a pas reçu d’autres gouttes de pluie de la journée.

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    Allez Florent, c'est qu'un déluge !

    Guck mal Mama, ein Pino!

    Cette exclamation si pleine d’enthousisame d’un jeune germanophone de huit ans m’a collé un sourire pendant plusieurs heures. J’en aurais presque regretté de ne pas avoir discuté avec lui de la couleur du sien, des promenades qu’il fait…

    Et les choses se sont arrangées. On a fini par retrouver l’EV6, on est passé devant le Parlement. Budapest est une très belle ville pour ce qu’on en a vu. Pas forcément très bien entretenue, surtout au niveau des façades, mais aménagée avec un goût indéniable.

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    Le parcours jusqu’à Szentendre a encore été un peu chaotique, avec des déviations pas forcément très bien indiquées, et surtout une fraction complètement inondée avec un Danube beaucoup trop haut. A un moment l’itinéraire nous a même fait emprunter des escaliers pour passer sous la sorte de nationale.

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    Puis nous sommes arrivées dans la station balnéaire familiale, et la nuit a été bien méritée.

  • Arrivée à Budapest, jour 0

    Après un vol globalement sans histoires, nous sommes arrivés à Budapest, très heureux. On se moquait complètement alors de l’heure de retard avec laquel nous atterissions. Nous avons eu un petit choc à la descente de l’avion, en voyant les bagagistes lancer des valises sur le carton de notre vélo. Des grosses valises. Et vraiment lancer.

    Le choc a continué en voyant arriver le carton sur le tapis roulant classique, alors qu’il était bien évidemment trop grand pour ça. Il a fallu courir le récupérer avant qu’il tombe durant un virage (le tout en poussant un peu les autres passagers qui attendaient leurs valises).

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    C’est donc relativement anxieux que nous avons commencé à remonter le vélo, directement à côté du tapis roulant, afin de pouvoir faire une réclamation si nécessaire. Le carton avait de belles marques à l’intérieur, il a bien appuyé sur certaines parties du vélo.

    Le montage s’est cependant bien passé, et malgré quelques rayures (notamment sur la pédale droite), le vélo semble en bon état. On y a passé un temps certain (1 heure environ), mais on avait une classe d’enfert à la sortie avec le tandem déjà monté. On a été l’attraction du jour également d’un agent de sécurité, qui passait toutes les deux minutes voir l’évolution du montage.

    Une fois sortis, nous avons laissé le carton dans un coin (désolé…). Nous avons ensuite utilisé la fameuse pompe pour regonfler les pneus et préparer la fourche.

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    Vous pouvez admirer la technique du bloc de béton pour réhausser la pompe, vu que le flexible est un peu court.

    La suite ne restera pas comme la meilleure partie du voyage. Nous avons cherché comment partir de l’aéroport sans prendre l’autoroute. Ce n’était pas évident. Une lueur d’espoir est revenue quand nous avons trouvé un parking vélo (s’il y a des vélos, ils doivent bien arriver par un moyen ou un autre).

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    Ce n’était cependant pas trivial du tout, et pas agréable non plus. En plus, il pleuvait. Si vous souhaitez voir des endroits abandonnés et qui semblent sortis des films de fin du monde, on peut vous renseigner.

    Après une petite trentaine de kilomètres à louvoyer dans Budapest à tenter de trouver les pistes cyclables et éviter les grosses routes, nous sommes arrivés de nuit à l’auberge de jeunesse que nous avions réservé. Elle ne restera pas comme le meilleur logement du voyage non plus. Juliette avait envoyé un courriel pour demander s’il était possible de garer un tandem chez eux. Ouioui était la réponse. En vrai, il fallait monter deux étages (gasp), prendre un virage quasi-impossible pour monter sur balcon (youhou), et terminer sur un angle impossible pour un tandem (déjà un vélo je n’y crois pas). Il a fallu le porter en partie au dessus de la rembarde du balcon pour le mettre à “l’espace en sécurité pour les vélos”.

    Nous nous sommes trouvé un  restaurant dans les environs, complètement extenués. Au moins, il était bon. Et les rations étaient largement suffisantes pour compenser notre mini-repas du midi.

    Ensuite, nous sommes sagement aller dormir. Il était déjà minuit trente.

  • On est partis !

    Les derniers jours de préparations ont été un peu compliqués, notamment avec le peu de temps disponible que nous avions pour préparer les bagages.

    Le week-end dernier, nous avons fait les derniers réglages et tests sur le tandem : nous avons ainsi remonté un peu le porte bagage avant (les sacoches appuyaient sur la béquille autrement), et fait marcher le chargeur USB (branché sur la dynamo du moyeux de la roue avant). Le dernier soucis a été de trouver une petite pompe capable de gonfler la fourche avant. Il faut ainsi gonfler à 7 bars, ce qui n’est pas évident avec une pompe classique à main. Comme nous étions cours sur les délais, c’est Bofrère et Bellesoeur qui ont géré l’achat. Nous avons également fait toute la manipulation inverse de la semaine précédente, à savoir démonter les différentes parties pour pouvoir rentrer le tout dans le carton d’origine.

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    La dernière soirée on a chargé les sacoches. On a finalement pas pris la tente, ce qui nous libère pas mal de place (on ne prend pas non plus du coup les matelas de sols, uniquement les duvets). Les quatre sacoches sont pleines, mais le grand sac est complètement vide et a été gentiment chargé dans une sacoche, plié.

    Nous sommes arrivés à l’aéroport trois heures avant le vol, finalement un peu trop. Le comptoir pour notre vol n’était pas encore ouvert. Après l’enregistrement chez la compagnie (à tout porter jusqu’à là-bas…), nous avons utilisé le vélo comme coupe-file. La seule différence avec un enregistrement normal, c’est qu’il a fallu porter le vélo jusqu’au portique spécial de sécurité pour les bagages spéciaux. Pour le moment, le fait que ce soit un tandem et pas un vélo classique n’a choqué personne.

    Nous attendons avec impatience l’avion, notamment pour savoir dans quel état nous allons récupérer le carton. Il ne restera ensuite plus qu’à tout remonter et pédaler jusqu’à l’auberge de jeunesse où nous dormirons cette nuit !

  • Presque prêts pour le départ

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    Nous voilà à une semaine avant le départ. Le week-end dernier, nous sommes allés récupérer notre beau Pino chez Roulcouché. Notre revendeur nous avait attendu pour le monter ensemble, pour que l’on puisse le refaire tous seuls, une fois arrivés à notre point de départ. Monter est un bien grand mot, puisque la plupart des éléments étaient déjà assemblés, mais pas bricoleurs pour deux sous que nous sommes, cela nous a quand même pris un peu de temps. Redressement du guidon, montage de la béquille double avec le lowrider (le porte bagages avant), de la bôme (l’éperon comme dit Flo), le siège avant, la chaine avant, les pédales, et enfin ajustement du guidon. Nous avons ainsi pu voir les outils dont nous aurons besoin pour faire tout ça. Ensuite nous avons pu tester le vélo sur le chemin de retour chez les parents de Florent, près de Provins. 50 petits kilomètres en 3 heures avec deux petites pauses, le temps de se rendre compte qu’il faudrait raccourcir la bôme et la chaîne pour mes petites guiboles. En effet, le Pino est livré avec la longueur maximale, permettant d’avoir à l’avant un adulte mesurant entre 1m75 et 2m approximativement. Un peu de bricolage en perspective ! Bofrère nous a déjà aidés à retirer quelques chaînons. Il nous restera à couper un bout du tube de protection de la chaîne ce week-end pour permettre au tendeur d’aller plus loin.imageEt hier soir nous attendait devant notre porte un colis avec les sacoches que nous a faites sur mesure Irène de Sacacycles. Elles sont magnifiques, rouges et marrons pour aller avec le vélo. Plus précisément, les sacoches arrières sont des sacoches cyclos, qu’elle a l’habitude de faire. Les sacoches avant sont quand à elles sur mesure, suffisamment longues pour profiter au mieux de l’espace du lowrider. Enfin en principe (je croise les doigts pour voir comment elles vont aller). Elles ont des portes bidons pour nous permettre d’avoir l’eau à portée de main. Irène nous a également fait un grand sac fourre-tout de 60L, bien pratique pour mettre la tente et les sacs de couchage. On n’est d’ailleurs pas encore tout à fait décidés pour prendre les affaires de camping, les guides ne recommandant pas spécialement cette option, les campings sur le chemin n’étant pas particulièrement bon marché. Encore quelques détails à voir…