Author: Juliette

  • Jour de repos à Melk, jour 9 (25 km)

    Nous profitons donc de la journée de relache pour faire un peu de tourisme. La région du Danube que l’on vient de paser, entre Melk et Krems, et qui s’appelle la Wachau, est en effet particulièrement belle et donc touristique.

    Le matin, nous visitons l’abbaye de Melk. Elle est d’un style baroque parfait (extérieur et intérieur), ce qui est étonnant pour un bâtiment de cette taille. L’abbaye est toujours en fonction, avec une trentaine de moines de l’ordre des bénédictins. Ils gèrent en particulier un lycée de 800 élèves. Florent était un peu surpris par la tonalité évangélisatrice de l’exposition, ce qui m’a moins étonnée puisque l’abbaye est toujours en fonction. Et puis ils ont une relique de la vraie croix !

    image
    Cour intérieure de l'Abbaye avec une femme habillée en bavaroise

    image
    Une des salles intérieures
    image
    La chapelle de l'abbaye

    En fait, ce qui explique la taille de cette abbaye pour une si petite ville (5000 habitants) c’est son ancienne appartenance à la famille Babenberg, qui tenait la Marche de l’Est, avant que la famille ne change de résidence pour Vienne. Par la suite, elle eu plus ou moins de prestige et de pouvoir, la deuxième période de gloire était au XIXe siècle, où elle devint un joyau de la contre-réforme. C’est à ce moment qu’elle acquit en 40 ans sa forme actuelle.

    image
    Melk, la partie peuplée

    image
    Le petit potager méditerranéen, selon la règle de Saint Benoît

    L’après-midi, nous allons au château de Aggsberg, le premier château/ruine visitable sur la rive droite (que nous n’avions pas prise la veille). Il y a bien un château plus proche de Melk, mais ne se visite pas, au grand dam de Florent.

    image
    C'est encore une propriété privée !

    Nous faisons donc 12 km de vélo, légers comme le vent (sans les sacoches). Puis les 2 km restants à pieds, la pente à 20% n’étant définitivement pas à notre portée.

    image
    Vraiment 20% ! Les cars doivent appeler pour être sûrs de ne pas croiser d'autres cars dans la montée

    Après une montée sévère, nous arrivons à un superbe panorama bien mérité sur la Wachau. L’ensemble a un petit goût de suisse saxonne, je trouve, avec cette forteresse bâtie au sommet et dans le gypse. Après avoir visité l’ensemble, récemment rénové grâce aux sous de l’Union Européenne (le site ne se visite que depuis 2004), nous assistons à une scène assez curieuse : l’arrivée de passagers d’une croisière avec le tout organisé. Pour résumer, à l’arrivée de l’autocar (qui s’est d’ailleurs fait la côte à 20%), les serveurs du café se mettent tout en branle pour pouvoir accueillir et servir tout ces touristes. Quatres personnes déguisés en gardes moyen-âgeux font une mise en scène d’ouverture de l’entrée. Un guitariste et un chanteur se mettent à entonner un “gentille alouette” puis un “New-York New-York”. On s’enfuit, assez goguenard. Le tourisme en groupe organisé n’est vraiment pas pour nous.

    image
    Ca ressemble vraiment à la Suisse saxonne

    image
    Le château d'Aggsberg, d'en haut
    image
    D'en bas

    Et pour finir la journée avec classe, j’ai cueilli un trèfle à quatre feuilles “à la Florent”, c’est-à-dire comme ça, zoupla, en marchant, je me baisse et je cueille. J’étais très fière !

    image
    La preuve !

  • Vienne – Zwentendorf, jour 7 (65 km)

    La sortie de Vienne ne fut pour ainsi dire pas très rapide. Nous avions trois objectifs : 

    • trouver une rallonge USB pour que le stocker (la personne à l’avant du Pino) n’ait pas à tenir l’appareil pour utiliser le chargeur USB branché à la dynamo ;
    • faire une photo sympa du Pino avec les sacoches pour l’envoyer à Irène de Sacacycles qui nous les a faites ;
    • prendre un petit déjeuner (celui à l’hôtel était à un prix scandaleux).

    Dans le désordre, on a petit-déjeuné au café Sacher avec une sachertorte, gâteau que Florent ne connaissait pas, un eiscafe (et pas heisscafe) pour Flo et un chococino pour moi. Petit-déjeuner assez décadent, j’en conviens.

    image
    En mode je fais de la pub pour la Sachertorte, l'originale !

    image
    Florent heureux de son eiscafe

    On a eu un peu plus de difficultés pour trouver la rallonge USB, ne connaissant pas beaucoup d’équivalents de la Fnac en Autriche (donc pas facile pour faire des recherches sur internet).  On a trouvé ce qu’il nous fallait chez Saturn.

    On a essayé de faire une photo du Pino et de ses magnifiques sacoches devant la Karlskirche mais on s’est trouvé un peu en contrejour. On a fallit être d’ailleurs interviewés par W24 (chaîne télé), on ne sait pas sur quel sujet.

    image
    Qu'elles sont belles ces sacoches ! Quel dommage ce contrejour !

    Entre temps, le vélo s’est mis à couiner assez sérieusement. On est donc allé voir un réparateur et indiqué le frein arrière, pensant que ça venait de là. Il a trouvé que le système était un peu dévissé, et s’est occupé de nous revisser cela. Manque de pot, le vélo continue de chouiner une fois repartis. On se rend alors compte que le problème vient du ressort du tube de la chaine avant qui frotte contre le bout de la fourche où l’on règle la pression. On remet les choses en place tous seuls, mais ce n’est que bien plus tard qu’on se rendra compte que notre réparateur nous a très vraissemblablement créé un vrai problème sur le frein arrière en ne le réglant pas correctement.

    Nous quittons donc Vienne un peu tardivement. La route est ensuite assez sympathique avec une belle piste cyclable sur le bord du Danube. La météo est plaisante, en témoigne d’ailleurs le nombre de nudistes que l’on croise. Bon il n’y a pas que des nudistes. Il y a aussi beaucoup plus de cyclistes qu’avant. Finalement, les gens sont assez surpris qu’on fasse le chemin à l’envers. En effet, le vrai sens est le sens du courant. Ca coule de source !

    image
    Le premier gros barrage que l'on croise en amont de Vienne.

    On arrive vers 17h à Zwentendorf, tout petit village avant une autre grande longueur sans hébergement. Une petite frayeur à la fin, en évitant de peu de rouler sur un serpent.

  • Jour de repos à Bratislava, jour 5

    On a profité d’une journée de relache pour s’occuper de quelques affaires de routine (laver les vêtements, acheter un pull et un autre Kway pour Florent) et surtout pour faire un tour dans Bratislava.

    Ce n’est pas très grand pour une capitale. Le guide nous dit 430 000 habitants. Elle était tout de même la ville dans laquelle la monarchie hongroise se faisait couronner, d’où le cachet

    . Un petit centre-ville, un château tout blanc, à l’allure de château-fort. Comme un château en haut d’une colline garde bien mieux la ville qu’en étant en bas, la côte me vaut quelques soupirs de Florent. On y découvre d’ailleurs derrière, par hasard, le parlement slovaque, qui ne paie pas spécialement de mine. Heureusement qu’il y avait un restaurant s’appelant “restaurant du Parlement” ou un truc dans le goût pour qu’on sache de quoi il s’agissait.

    Toujours intéressée par des choses en hauteur (peut-être est-ce le contre-coup de la platitude de l’itinéraire vélo), j’emmène Florent au Slavin, sur une autre colline, plus huppée, de Bratislava. C’est un grand mémorial aux morts soviétiques pour la libération de Bratislava des nazis. Fosses communes et tombes nominatives, certaines sont pas mal décorées. Dans mes souvenirs, ce n’était pas vraiment le cas des cimetières de Normandie. Les touristees ne sont pas nombreux. On redescend les retrouver dans le centre, en se promenant ça et là en fonction de ce que l’on voit.

     

  • De Esztergom à Komarom/Komarno – Jour 3

    Après cette petite étape charmante de la veille, le mauvais temps est revenu. La pluie commence dès le petit déjeuner. Nous décidons tout de même de partir, profitant d’une accalmie.

    L’étape ne fut pas des plus marrantes. De la route nationale, ou au mieux de la piste cyclable sur bord de route nationale, pour faire les 53 km entre Esztergom et la ville frontalière de Komarom/Komarno, sous la pluie. Au moins, on pédalait vite pour se réchauffer. Comment se fait-ce q’il pleuve autant, alors qu’il ne pleut que 7% du temps sous nos latitudes ?

    La ville frontalière a été séparée en deux à la fin de la première guerre mondiale. Komarom du côté hongrois, Komarno du côté slovaque, séparées par le Danube, que l’on traverse par un pont métallique d’envergure. Le côté hongrois est particulièrement sinistre, sous le mauvais temps, et probablement encore plus désert que d’habitude par le lundi de Pentecôte. Nous traversons donc la frontière.
    image

    image

    image

    Côté slovaque, l’ambiance est un peu plus animée. Les magasins sont quasiment tous ouverts. L’office de tourisme nous oriente vers un hôtel assez luxueux, où nous laissons notre monture dans un garage. Sous les derniers rayons de soleil de la journée, nous nous promenons pour découvrir la place de l’Europe en construction (avec un bâtiment par pays, mais sans aucune explication sur place, nous peinons à retrouver la correspondance) et la forteresse qui est censée être une des plus grandes d’Europe. C’est assez frappant de voir le contraste entre certains bâtiments qui tombent en décrépitude, et des rénovations toutes fraiches. De même, dans la même rue, faces-à-faces, des maisons bourgeoises avec jardinet, et des barres décrépies.

     

    On va se coucher. Encore une journée de mauvais temps de prévue pour le lendemain, la dernière a priori pour la semaine.

  • De Budapest à Szentendre, jour 1

    Le lendemain matin à Budapest ne commençait pas sous les meilleures augures. Florent était coincé du dos à cause des manipulations du carton de la veille, et la météo était vraiment catastrophique. On s’est demandé qu’est-ce qu’on faisait quand il pleuvait comme ça, mais en fait, ça ne nous était jamais arrivé à ce point.
    On serait bien resté une journée de plus, attendre que le déluge cesse (prévision météo locale : pluie jusqu’à 20h) si l’auberge nous avait convenue, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

    Cahin caha, on se rapprochait du Danube, et c’est au déjeuner que le temps s’est miraculeusement éclairci, si bien qu’on n’a pas reçu d’autres gouttes de pluie de la journée.

    image
    Allez Florent, c'est qu'un déluge !

    Guck mal Mama, ein Pino!

    Cette exclamation si pleine d’enthousisame d’un jeune germanophone de huit ans m’a collé un sourire pendant plusieurs heures. J’en aurais presque regretté de ne pas avoir discuté avec lui de la couleur du sien, des promenades qu’il fait…

    Et les choses se sont arrangées. On a fini par retrouver l’EV6, on est passé devant le Parlement. Budapest est une très belle ville pour ce qu’on en a vu. Pas forcément très bien entretenue, surtout au niveau des façades, mais aménagée avec un goût indéniable.

    image

    image

    Le parcours jusqu’à Szentendre a encore été un peu chaotique, avec des déviations pas forcément très bien indiquées, et surtout une fraction complètement inondée avec un Danube beaucoup trop haut. A un moment l’itinéraire nous a même fait emprunter des escaliers pour passer sous la sorte de nationale.

    image

    image

    Puis nous sommes arrivées dans la station balnéaire familiale, et la nuit a été bien méritée.

  • Presque prêts pour le départ

    image

    Nous voilà à une semaine avant le départ. Le week-end dernier, nous sommes allés récupérer notre beau Pino chez Roulcouché. Notre revendeur nous avait attendu pour le monter ensemble, pour que l’on puisse le refaire tous seuls, une fois arrivés à notre point de départ. Monter est un bien grand mot, puisque la plupart des éléments étaient déjà assemblés, mais pas bricoleurs pour deux sous que nous sommes, cela nous a quand même pris un peu de temps. Redressement du guidon, montage de la béquille double avec le lowrider (le porte bagages avant), de la bôme (l’éperon comme dit Flo), le siège avant, la chaine avant, les pédales, et enfin ajustement du guidon. Nous avons ainsi pu voir les outils dont nous aurons besoin pour faire tout ça. Ensuite nous avons pu tester le vélo sur le chemin de retour chez les parents de Florent, près de Provins. 50 petits kilomètres en 3 heures avec deux petites pauses, le temps de se rendre compte qu’il faudrait raccourcir la bôme et la chaîne pour mes petites guiboles. En effet, le Pino est livré avec la longueur maximale, permettant d’avoir à l’avant un adulte mesurant entre 1m75 et 2m approximativement. Un peu de bricolage en perspective ! Bofrère nous a déjà aidés à retirer quelques chaînons. Il nous restera à couper un bout du tube de protection de la chaîne ce week-end pour permettre au tendeur d’aller plus loin.imageEt hier soir nous attendait devant notre porte un colis avec les sacoches que nous a faites sur mesure Irène de Sacacycles. Elles sont magnifiques, rouges et marrons pour aller avec le vélo. Plus précisément, les sacoches arrières sont des sacoches cyclos, qu’elle a l’habitude de faire. Les sacoches avant sont quand à elles sur mesure, suffisamment longues pour profiter au mieux de l’espace du lowrider. Enfin en principe (je croise les doigts pour voir comment elles vont aller). Elles ont des portes bidons pour nous permettre d’avoir l’eau à portée de main. Irène nous a également fait un grand sac fourre-tout de 60L, bien pratique pour mettre la tente et les sacs de couchage. On n’est d’ailleurs pas encore tout à fait décidés pour prendre les affaires de camping, les guides ne recommandant pas spécialement cette option, les campings sur le chemin n’étant pas particulièrement bon marché. Encore quelques détails à voir…