Tempête et fièvre, arrivée à Carhaix (quatre jours, 110 kilomètres)

On part sans embûche et pas trop tard du camping de Pontivy. Nous sommes cependant à court de ravitaillement, et un passage au supermarché du coin prend un peu plus de temps que prévu.

L’étape prévue est courte (environ 25km), mais avec une grosse montée à la fin. En effet, au niveau de Mur de Bretagne, un barrage a généré le lac de Guerledan qui a englouti le canal et de nombreuses écluses : on devra tout monter par une pente violente.

Petite difficulté, une petite tempête arrive également sur nous. Ça commence par de la pluie par averse toute la journée, perturbant notamment notre déjeuner.

Repas sous la pluie
Repas sous la pluie

En anecdote du voyage, pendant que nous doublions deux ânes (ce qui déjà étonnant…), on entend crier un “c’est les sacoches d’Irène !”. On ralenti donc pour discuter, et la dame est une amie d’Irène de sacacycles. Et nos sacoches viennent en effet de là. Comme souvent dans ce trajet, on nous dit également un “je vous ai vu hier”.

Après une énorme averse juste avant, on monte à Mur de Bretagne difficilement. Concrètement Colin monte à pieds avec Juliette, pendant que je fais par petits sprints monter le vélo et Oscar. On arrive assez tôt au camping, et une éclaircie nous permet de bien tout attacher en prévision des vents forts de la nuit.

La tente et le vélo attachés
Tout est bien attaché

On profite de cette même éclaircie (après vérification de la météo) pour faire une balade à pieds sur les bords du lac. On prendra notamment le goûter là-bas.

Oscar dort dans l'écharpe sur le dos
Petite sieste à dos de maman
Y'a quatre têtes
Y’a quatre têtes
Petite vue sur le lac
Petite vue sur le lac

Nous n’avons cependant pas le temps (avant la pluie) d’aller voir le barrage. On rentre vite au camping, et on dîne sous un chapiteau rempli de cyclo-campeurs.
La nuit est ensuite très venteuse et pluvieuse comme prévu, mais sans incident. Après ingestion de viennoiseries pantagruéliques (et un thé chaud achetable à l’accueil), nous repartons.

Nous aurons des averses régulières toute la journée. L’étape est assez longue et nous décidons de ne pas faire de tourisme, nous passons par exemple devant l’abbaye de bon-repos, assez connue, sans s’arrêter. Nous savons que nous repasserons dans le coin la semaine suivante. En effet, à cet endroit, la piste du canal (qui est sous le lac) fusionne avec ‘le chemin du petit train’, que nous emprunterons bientôt.

La petite voie ferrée
Pour changer du canal, une ancienne voie ferrée
Vue sur le lac depuis la piste
Vue sur le lac depuis la piste

Le midi on mange dans une crêperie très sympathique, sur le bord du trajet. La fin du trajet est assez dure car nous quittons le canal pour aller dans un camping situé à cinq kilomètres. Et ça monte, puis descend, puis remonte… Le camping du jour est d’ailleurs assez atypique (cuisine organisée comme une colocation, toilettes sèches, tarif volontaire pour le lave linge). Ils organisent des ateliers pour faire ses produits nettoyants ou des bains de forêt. Hormis des soucis d’organisation (ils ont accepté de nous louer une roulotte, qui était en fait déjà louée. On a posé nos affaires, puis tout enlevé pour monter la tente), c’est assez sympa comme endroit et les enfants ont bien profité des animaux. La zone de camping “sans voiture” est vraiment un plus agréable.

On a failli dormir là-dedans. Mais en fait non
On a failli dormir là-dedans. Mais en fait non

Le matin on part très tard, notamment car nous attendons le tour pour donner à manger aux animaux (la vie de cochon n’y a pas l’air trop dure d’ailleurs). Le début de route est aussi dur (logique) que la fin de la veille, et nous mangeons à peine revenus sur le canal à un petit restaurant ouvert cette année à une écluse. Qui était très bien aussi. Oscar profite juste d’un moment d’inattention pour me faire très peur en s’approchant seul de l’écluse (qui était vide, donc potentiellement une chute assez haute). Un bon sprint pour Papa, sans autre conséquence.

Sur la longue route de l’après-midi, on verra la seule double écluse du canal. C’est assez joli comme secteur. On profitera aussi pas mal de la descente de nombreuses écluses, ce qui permet d’augmenter un peu la moyenne. On aura aussi un arbre tombé sur la piste, heureusement contournable.

À la pause du goûter, on constate cependant qu’Oscar est chaud. Il avait dormi énormément dans la journée, et était très câlin. Le thermomètre confirme une fièvre, à plus de 39. Il pleut de nouveau durant le goûter (heureusement abrité dans une cabane !), et nous prenons la décision d’aller dormir à l’hotel si possible (nous n’avions pas de réseau téléphonique à cet endroit).

La fin du trajet est pas mal, malgré la sortie du canal pour monter à Carhaix. La piste est vraiment construite pour limiter les dénivelés. En revanche une fois en ville, c’est autre chose. Malgré beaucoup de place disponible, et plusieurs véloroutes qui passent par là, la mairie de Carhaix semble penser qu’un peu de peinture tous les cent mètres sur un gros boulevard est un aménagement cyclable. La ville est une horreur à vélo.

On trouve de la place à l’hotel, dans une énorme chambre qui plaît beaucoup aux enfants. On prend pour deux nuits, histoire de laisser Oscar se reposer (il n’aura aucun autre symptôme que la fièvre).

On profite de cette journée de repos pour faire une grosse lessive, faire du tourisme, voir une exposition sur les vêtements traditionnels locaux, etc. Au passage, l’office du tourisme est top. Et faire une grosse sieste pour les enfants. 

Une boulangerie-pâtisserie-bar
C’est fermé, mais le concept d’un bar dans une boulangerie reste étonnant
Laverie de Carhaix
Laverie de Carhaix
Réalisation de Colin à l'office du tourisme
Réalisation de Colin à l’office du tourisme

Après ces deux nuits tout confort et beaucoup de repos (Oscar a vraiment énormément dormi sur cette journée), Oscar va mieux et nous pouvons repartir. On quitte le canal, pour rejoindre la petite voie ferrée (ou v6 en Bretagne), direction Saint-Méen-le-grand.

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