De Donauwörth à Ulm, jour 18 (90 kilomètres)

Le petit déjeuner n’est pas très consistant (une des rares fois où le nombre de pains et l’accompagnement étaient limité), et nous quittons donc assez rapidement notre hébergement du jour. Il ne restera pas dans les souvenirs comme étant un endroit à recommander. On commence par prendre quelques photos de la ville, que nous n’avions pas pu photographier la veille du fait de la pluie. Nous savions cependant que cette étape serait la plus longue du voyage du fait du retard pris la veille, alors on ne traîne pas trop.

La grande rue de Donauwörth
La grande rue de Donauwörth
La porte d'entrée de la ville
La porte d’entrée de la ville

 

Le début du trajet se fait sur de la petite route, avec très peu de voitures. C’est assez joli et nous avançons bien. On croise quelques pancartes de protestation, il semblerait que les autorités songent à déplacer une partie de la population pour faire une zone inondable quand le Danube monte trop. C’est en effet très plat, et très peu dense, probablement idéal donc pour ce genre de projets (quand on est pas habitant).

On arrive au château d’Höchstädt vers 10 heures en ayant déjà fait une trentaine de kilomètres (un tiers !). Comme on commence à avoir faim, le paquet de graines importé depuis la France et qui avait fait pas mal de chemin est enfin mis à contribution. La traversée de la ville est ensuite un peu compliquée car la route est coupée par des travaux. Mais on arrive à s’en sortir. Probablement un peu perturbés, on rate le premier raccourci que nous voulions prendre par rapport à l’itinéraire officiel ce qui nous rajoute 3 kilomètres par rapport à nos prévisions. Mais comme le chemin est sympa, on ne se plaindra pas !

 

Le château d'Höchstadt
Le château d’Höchstadt

Le chemin prévu tout comme le chemin pris convergent à Dillingen, une jolie petite ville que nous explorons un peu. Elle n’a pas été abîmée par la seconde guerre mondiale, et les beaux bâtiments sont très nombreux. La basilique Saint-Pierre notamment est très jolie, y compris à l’intérieur. Par contre, on ne trouve rien à manger à emporter. Ce n’est finalement pas très grave : comme il fait relativement froid, nous décidons de trouver un restaurant pour se mettre au chaud un peu plus tard sur la route.

La basilique Saint-Pierre, vue interne
La basilique Saint-Pierre, vue interne

Ce sera fait à Lauingen (rejointe par un raccourci que nous n’avons pas raté cette fois), dont on ne retiendra pas grand chose hormis le Rathaus. On mange dans un restaurant italien, qui nous permet de nous restaurer à notre faim et de nous réchauffer un peu. En terrasse, un groupe de « cyclistes » allemands carbure à la bière.

Le beau Rathaus. On a mangé à son pied, sur la gauche.
Le beau Rathaus. On a mangé à son pied, sur la gauche.

Durant l’après-midi, on fait moins de visites et on fait surtout du pédalage efficace. On avait choisi de rester sur la rive nord du Danube, très peu peuplée à cet endroit mais dont le trajet cyclable est beaucoup plus plat. Les collines que nous voyons depuis notre rive confirment que c’était une bonne idée ! Le plan était vraiment très peu engageant, surtout vu la durée de l’étape. De notre côté, ça roule bien, au vert et toujours avec la même température un peu fraîche. On traverse ensuite une forêt. Puis un peu de civilisation. Puis on arrive (enfin ?) dans la banlieue de Ulm. On cherche un café, sans grand succès jusqu’à Thalfingen, soit à 8 kilomètres de l’objectif environ.

On y reste un peu en buvant un chocolat chaud le temps de se synchroniser avec nos hôtes du soir. Nous dormons en effet pour la première fois non pas en pension, chambre d’hôte ou hôtel, mais chez une cousine de Juliette émigrée à Ulm. Une fois cette synchronisation effectuée (et nos petits pieds réchauffés, il faut bien l’avouer) nous terminons rapidement le trajet, en traversant notamment un grand parc juste avant Ulm. Très fréquenté, mais la séparation entre les chemins cyclables et les chemins piétons simplifie tout de même énormément la vie !

Le soir, nous sortons un peu nous promener et voir le quartier des pêcheurs d’Ulm, ainsi que la cathédrale (elle est tellement haute qu’on a l’impression qu’elle nous tombe dessus quand on la regarde). On ne traîne cependant pas trop, car on est quand même un peu crevé de ces 90 kilomètres, surtout après les journées précédentes qui n’étaient déjà pas de tout repos.

L'hôtel le plus penché du monde, il paraît. C'est en tout cas vraiment pas droit.
L’hôtel le plus penché du monde, il paraît. C’est en tout cas vraiment pas droit.

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