Nous profitons donc de la journée de relache pour faire un peu de tourisme. La région du Danube que l’on vient de paser, entre Melk et Krems, et qui s’appelle la Wachau, est en effet particulièrement belle et donc touristique.
Le matin, nous visitons l’abbaye de Melk. Elle est d’un style baroque parfait (extérieur et intérieur), ce qui est étonnant pour un bâtiment de cette taille. L’abbaye est toujours en fonction, avec une trentaine de moines de l’ordre des bénédictins. Ils gèrent en particulier un lycée de 800 élèves. Florent était un peu surpris par la tonalité évangélisatrice de l’exposition, ce qui m’a moins étonnée puisque l’abbaye est toujours en fonction. Et puis ils ont une relique de la vraie croix !



En fait, ce qui explique la taille de cette abbaye pour une si petite ville (5000 habitants) c’est son ancienne appartenance à la famille Babenberg, qui tenait la Marche de l’Est, avant que la famille ne change de résidence pour Vienne. Par la suite, elle eu plus ou moins de prestige et de pouvoir, la deuxième période de gloire était au XIXe siècle, où elle devint un joyau de la contre-réforme. C’est à ce moment qu’elle acquit en 40 ans sa forme actuelle.


L’après-midi, nous allons au château de Aggsberg, le premier château/ruine visitable sur la rive droite (que nous n’avions pas prise la veille). Il y a bien un château plus proche de Melk, mais ne se visite pas, au grand dam de Florent.

Nous faisons donc 12 km de vélo, légers comme le vent (sans les sacoches). Puis les 2 km restants à pieds, la pente à 20% n’étant définitivement pas à notre portée.

Après une montée sévère, nous arrivons à un superbe panorama bien mérité sur la Wachau. L’ensemble a un petit goût de suisse saxonne, je trouve, avec cette forteresse bâtie au sommet et dans le gypse. Après avoir visité l’ensemble, récemment rénové grâce aux sous de l’Union Européenne (le site ne se visite que depuis 2004), nous assistons à une scène assez curieuse : l’arrivée de passagers d’une croisière avec le tout organisé. Pour résumer, à l’arrivée de l’autocar (qui s’est d’ailleurs fait la côte à 20%), les serveurs du café se mettent tout en branle pour pouvoir accueillir et servir tout ces touristes. Quatres personnes déguisés en gardes moyen-âgeux font une mise en scène d’ouverture de l’entrée. Un guitariste et un chanteur se mettent à entonner un “gentille alouette” puis un “New-York New-York”. On s’enfuit, assez goguenard. Le tourisme en groupe organisé n’est vraiment pas pour nous.



Et pour finir la journée avec classe, j’ai cueilli un trèfle à quatre feuilles “à la Florent”, c’est-à-dire comme ça, zoupla, en marchant, je me baisse et je cueille. J’étais très fière !

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