Après un vol globalement sans histoires, nous sommes arrivés à Budapest, très heureux. On se moquait complètement alors de l’heure de retard avec laquel nous atterissions. Nous avons eu un petit choc à la descente de l’avion, en voyant les bagagistes lancer des valises sur le carton de notre vélo. Des grosses valises. Et vraiment lancer.
Le choc a continué en voyant arriver le carton sur le tapis roulant classique, alors qu’il était bien évidemment trop grand pour ça. Il a fallu courir le récupérer avant qu’il tombe durant un virage (le tout en poussant un peu les autres passagers qui attendaient leurs valises).
C’est donc relativement anxieux que nous avons commencé à remonter le vélo, directement à côté du tapis roulant, afin de pouvoir faire une réclamation si nécessaire. Le carton avait de belles marques à l’intérieur, il a bien appuyé sur certaines parties du vélo.
Le montage s’est cependant bien passé, et malgré quelques rayures (notamment sur la pédale droite), le vélo semble en bon état. On y a passé un temps certain (1 heure environ), mais on avait une classe d’enfert à la sortie avec le tandem déjà monté. On a été l’attraction du jour également d’un agent de sécurité, qui passait toutes les deux minutes voir l’évolution du montage.
Une fois sortis, nous avons laissé le carton dans un coin (désolé…). Nous avons ensuite utilisé la fameuse pompe pour regonfler les pneus et préparer la fourche.
Vous pouvez admirer la technique du bloc de béton pour réhausser la pompe, vu que le flexible est un peu court.
La suite ne restera pas comme la meilleure partie du voyage. Nous avons cherché comment partir de l’aéroport sans prendre l’autoroute. Ce n’était pas évident. Une lueur d’espoir est revenue quand nous avons trouvé un parking vélo (s’il y a des vélos, ils doivent bien arriver par un moyen ou un autre).
Ce n’était cependant pas trivial du tout, et pas agréable non plus. En plus, il pleuvait. Si vous souhaitez voir des endroits abandonnés et qui semblent sortis des films de fin du monde, on peut vous renseigner.
Après une petite trentaine de kilomètres à louvoyer dans Budapest à tenter de trouver les pistes cyclables et éviter les grosses routes, nous sommes arrivés de nuit à l’auberge de jeunesse que nous avions réservé. Elle ne restera pas comme le meilleur logement du voyage non plus. Juliette avait envoyé un courriel pour demander s’il était possible de garer un tandem chez eux. Ouioui était la réponse. En vrai, il fallait monter deux étages (gasp), prendre un virage quasi-impossible pour monter sur balcon (youhou), et terminer sur un angle impossible pour un tandem (déjà un vélo je n’y crois pas). Il a fallu le porter en partie au dessus de la rembarde du balcon pour le mettre à “l’espace en sécurité pour les vélos”.
Nous nous sommes trouvé un restaurant dans les environs, complètement extenués. Au moins, il était bon. Et les rations étaient largement suffisantes pour compenser notre mini-repas du midi.
Ensuite, nous sommes sagement aller dormir. Il était déjà minuit trente.



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