Dans la rigole d’Hilvern (trois jours, 100 kilomètres)

Après une bonne nuit de sommeil, nous décidons de partir dans La rigole d’Hilvern, sans analyser en détail la logistique. L’un des objectifs est de se rapprocher de Saint-Brieuc, pour faciliter la vie de Stéphanie et Claude qui doivent passer nous voir le lendemain.

Cette rigole est un ouvrage assez étonnant, construit pour alimenter en eau le canal de Nantes à Brest. Il est donc parfaitement plat, sans écluse, mais très très sinueux. Il ne reste que quelques zones remplies d’eau, la rigole ayant été asséchée et remplacée par une station de pompage.

Son entrée est assez proche de Mur-de-Bretagne et s’y rendre n’est pas un problème. On part ensuite joyeusement pour 30 kilomètres de virages, mais plats. On fait parfois des détours de plusieurs kilomètres pour éviter une montée/descente. Ça donne de jolis points de vues, sans efforts.

Pause du midi peu avant la rigole
Pause du midi peu avant la rigole

Le bémol est à chercher du côté du revêtement. Il est très inégal, et même parfaitement pourri entre les kilomètres 20 et 25 environ. On doit rouler quasi au pas pour ne pas secouer les enfants dans la charette sur ce troncon. On rigole moyen. Des vélos couchés nous raconterons le soir avoir vécus la même galère.

La rigole, photo de la piste depuis l'autre rive
La rigole, photo de la piste depuis l’autre rive

Au bout de la rigole, on trouve le camping (bon en fait on va marcher 400m, la pente pour aller au camping étant trop raide). Il est très calme, sans réseau téléphonique, à côté d’un lac et avec des jeux de bonne qualité pour les enfants. On s’y installe pour deux nuits.

Le lendemain on doit tout d’abord gérer la logistique. Nous n’avons plus de stocks de nourriture pour Oscar, et pour les plus grands c’est très limité. Je fais donc un aller-retour (19 kilomètres le tout) en mode “contre la montre” pour aller à l’épicerie la plus proche.

On fait ensuite une promenade pédestre pour profiter des environs. Colin est très heureux de pouvoir monter sur le barrage (plus en activité), et qui a par ailleurs une belle chute d’eau.

Le barrage de Bosméléac
Le barrage de Bosméléac
L'autre côté du barrage
L’autre côté du barrage

On déjeune ce que j’ai acheté à l’épicerie, et Stéphanie et Claude arrivent peu après. Comme il fait beau, on tente même une sortie sur la plage du lac, les plus courageux y nageront, les autres joueront avec les enfants à hauteur de petits hommes.

Les deux adultes sur la photo sont ceux qui iront vraiment dans l'eau
Les deux adultes sur la photo sont ceux qui iront vraiment dans l’eau

On dîne le soir à la crêperie du camping, ouverte que le soir. Colin y trouve un copain de son âge, et comme nous sommes en terrasse, les deux contribueront à augmenter les activités sportives des adultes référents.

Après cette journée de repos, on reprend la rigole dans l’autre sens. On coupe parfois l’itinéraire, quitte à faire du dénivelé, afin notamment de limiter au maximum la zone à mauvais revêtement. L’étape est par ailleurs déjà très longue, et cela permet de raccourcir un peu. Après la rigole, on a encore une douzaine de kilomètres sur le petit train pour rejoindre le camping de Loudéac.

Le camping de Loudéac est par ailleurs une bonne surprise. Bien que coincé entre deux nationales (et donc toujours avec un bruit de fond), il a des jeux pratiques à l’intérieur du camping, un snack, un sèche-linge, et pas cher du tout. Il est aussi dans le site “Aquareve”, qui a par exemple des jeux d’eaux très amusant pour Colin (Oscar lui a sauté les deux pieds dedans…).

En bon point, la ville de Loudéac fait aussi des vrais efforts pour les vélos. Pour une course de gaz, j’ai traversé la ville en allant à un centre commercial, et tout s’est bien passé. Pour une ville de cette taille elle est particulièrement cyclable.

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