Jour 7 – De Dole à Verdun-sur-le-Doubs

Nous nous réveillons soulagés d’être sains et saufs, parce que ce que Florent n’a pas raconté, c’est qu’il y avait eu du vandalisme à base de vol et de coups de couteau l’avant veille dans le camping, et en particulier sur les tentes. Je l’avais certes appris des enfants au château gonflable la veille, Flo s’amusait de ma crédulité, mais j’en ai eu tout de même la confirmation le matin en allant chercher les croissants à l’accueil du camping. Je n’étais donc pas hyper sereine, mais finalement ça s’est bien passé. La nuit était assez fraîche et nous envisageons un moment de faire un détour pour acheter des polaires, pour Flo qui avait oublié de prendre le moindre pull et moi dont le duvet devenait un peu trop léger. Les magasins de sports étant trop loin, nous n’en ferons rien.

Nous ne lambinons pas trop, la journée s’annonce plutôt chargée pour atteindre le camping de Verdun, avec 70 km environ, un peu contraints par le fait qu’il n’y en ait pas entre Seurre et celui là.

Nous déjeûnons à Saint-Jean-de-Losne, toute petite ville (la plus petite de France paraît-il), près de canards et d’une mamie sur le perron de sa maison.

Nous repartons et prenons un super raccourci de Flo, qui plutôt que de nous faire faire demi tour sur 2 km après un pont, nous fait longer le canal dans le bon sens jusqu’à Seurre. Vraiment pas malin, ce petit écart par rapport à l’itinéraire officiel nous fait gagner 5 bons kilomètres et en plus en très bonnes conditions.

C’est alors qu’à Seurre à l’occasion d’une pause change glouglou et goûter, nous nous rendons compte qu’un des sacs de couchage s’était fait la malle. Celui de Flo. Et comme nous avions déjà regardé le matin, pas d’intersport/Décathlon et consorts sur le trajet. Hôtels complets à Verdun (je n’ai certes pas appelé celui dont la plus petite chambre double était à 150 euros, j’avoue), camping sans mobile-home ou autre truc en dur. Je commence à ne pas me sentir super bien, sentant le plan loose se profiler. Et là, la providence nous envoie nos voisins germaniques du camping de Dole qui nous suivait avec une bonne distance, qui nous ramène le sac de couchage de Flo. Trop méga la fête, je me suis sentie tellement soulagée, j’aurais pu danser sur place.

Nous repartons pour le dernier morceau de piste pour arriver au camping de Verdun. Le prix est imbattable par rapport aux tarifs assez élevés des précédents campings (un peu plus de vingt euros en moyenne), l’accueil est charmant, les emplacements vraiment spacieux. Nous avons en plus comme voisins un couple assez étrange (nous apprendrons par la suite que ce n’était pas un vrai couple) où monsieur voyage avec le chien en charette et madame avec une petite de l’âge de Colin, dans une autre charrette.

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