Jour 4 – De Besançon à Arc et Senans (65 kilomètres)

On mange rapidement notre petit déjeuner à base de restes, et nous ne nous attardons pas au camping de Besançon. On repasse encore une fois par la portion de nationale que je n’aime pas du tout. Ensuite ça roule plutôt bien, mais nous avons des inquiétudes sur la roue arrière de nouveau dégonflée.

Colin a la banane avant de repartir

À Besançon, on coupe par le tunnel sous la forteresse. Ça change sur le paysage ! On avait prévu un arrêt chez un réparateur de vélo pour regonfler (on ne fait pas confiance à notre pompe…), mais il est fermé. C’est hélas en même temps qu’on a un premier vrai problème : Colin à vomi une grande quantité dans sa charette. Il va bien (il vomit aussi en voiture), mais les dégâts sont impressionnants. On nettoie comme on peut. Et on déprime sur notre roue arrière.

Au revoir belle forteresse

Heureusement, une fois reparti, on repère par hasard un vendeur/loueur de motos et autres objets mécaniques (jet Sky, trottinettes…). Le vendeur est super sympa, regonfle le pneu et nous offre un café. Il est plus de 11h, et nous avons fait 12 kilomètres seulement.

Il fait super beau, et la moyenne augmente avec un pneu gonflé. On a un peu moins le vent dans le nez aussi. Pour manger c’est plus compliqué, les stocks sont vides et toujours pas de snacks sur la route… On quitte la véloroute à Montferrand le château, juste après la petite chute d’eau, mais ça grimpe ! Les muscles chauffent.

Un tunnel pour bateau, douche comprise

En revenant ensuite sur la piste, on trouve un petit coin sympa pour manger. On voit sur le plan un robinet d’eau potable 200 mètres plus loin. C’est une écluse aménagée par voie navigable de France, et c’est super pour nettoyer la peluche de Colin et plein d’autres trucs. Et le tout avec des toilettes propres. Pas mal du tout !

Ensuite on pédale, on pédale, et on pédale. On est en forme, et si nous avions abandonné l’idée de faire toute l’étape, on change d’avis. On prend le risque des 17 kilomètres sans camping au milieu de la forêt pour arriver à Arc et Senans. Si le début grimpe à nouveau (dur dur les mollets), globalement ça va. C’est par contre droit. Rectiligne. Une route américaine aurait plus de virages. C’est très étonnant, on voit très loin, et on se permet quelques pics de vitesse sur les petites descentes.

Au bout de cette ligne droite, on a un magnifique panorama sur Arc et Senans, notamment sur l’arrière de la saline. C’est superbe. Quelques coups de pédales en plus et on est au camping. Et un camping super calme, on remplace la nationale par des vaches. Le personnel est super sympa, et la piscine est chaude (Colin préfère le pédiluve. Il y trempera deux couches et les vêtements et chaussures qui vont avec). On termine la journée par bières, saucisses et frites. On range par contre bien les affaires, de la pluie est annoncée.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *