Le retour, jour 21 (environ 65 kilomètres)

Et oui, vous croyiez qu’on avait oublié de publier la fin ? Oui, ça fait plus d’un an… mais on a quelques excuses finalement assez valables…

Alors nous en étions à Mulhouse où nous avons passé une nuit tout à fait romantique dans le camping, sans sac de couchage ni rien (mais les flammekuches de la veille était bien bonnes), mais la tente était tellement grande que le Pino a dormi avec nous. Au lever, nous lui tâtons la roue arrière pour voir comment la journée s’engageait, et finalement aucun signe de fuite. Nous partons donc pour Belfort, le terme de notre voyage. Nous avons choisi cette destination pour attraper un TER qui avec une correspondance à Troyes, devait nous permettre d’aller jusqu’à Longueville, à quelques encablures de chez les parents de Flo. Le TER avait aussi l’avantage par rapport au TGV de ne pas nécessiter de réservation. Et lorsque l’on est pas sûr que son vélo sera admis à bord du train, ça compte. Mais ça c’était la théorie. Déjà parce que l’unique correspondance possible de la journée ne permettait pas d’aller à Longueville où le train ne s’arrête pas très souvent (mais Nogent-sur-Seine c’était jouable), et aussi parce qu’on ne pouvait pas savoir sur quel train nous allions tomber.

Nous poursuivons donc le long du canal Rhin-Rhône. Nous pensions avoir vu un bon nombre d’écluses lorsque nous avions parcouru l’itinéraire de l’Ille et Rance, mais là, c’était autre chose. Les bateaux ne doivent pas atteindre des pointes de vitesses par ici, c’est écluse sur écluse, tout droit. À un moment, c’était même 12 écluses sur 3 kilomètres, jusqu’à atteindre le point culminant du canal. Au début on trouve ça mignonnet, mais au bout d’un moment, on s’en lasse de ces écluses… Mais nous avons pu voir de près des hérons, et manger divinement bien sur une petite péniche, et ça, c’était chouette (et ça changeait de la gastronomie du voyage).

Écluse du canal Rhin-Rhône
Route coupée ! Une péniche peut-elle en cacher une autre ?
Un héron
Une photo de héron comme mon papa adore en prendre.

La météo était chouette mais se gâtait, et nous devions nous presser pour rejoindre Belfort et ne pas rater l’unique train nous permettant de rentrer chez nous. Dès lors que nous avons quitté le canal pour se diriger vers Belfort, le paysage est redevenu plus varié. Petits bois, gare TGV au milieu de nulle part, la piste cyclable est certes plus vallonnée mais encore très bien aménagée. Enfin presque bien aménagée, si l’on met de côté le tunnel à rivière et piste cyclable dont on sort par un escalier d’une dizaine de marches (c’est bien connu que les vélos savent aussi prendre les escaliers !).

Et nous arrivons à Belfort sous quelques gouttes, mais à l’heure pour le train. Plutôt très en avance, grâce au gardien du temps ! Le temps de siroter 2 cocas chacun et de lire en travers la longue histoire compliquée de Belfort sur Wikipedia pour ma part. Puis c’est enfin l’heure d’embarquer. Et là, le meilleur nous attendait. Nous espérions un intercité tout moderne comme nous avions pris en Bretagne. Hélas, ce fut un vieux gris, du genre avec 4 hautes marches pour monter à bord, avec des compartiments de 6 voyageurs. Mais attention, adapté aux vélos : un des compartiments avait subi une reconversion ! Florent va chercher le chef de train. Il n’a pas encore vu notre vélo qu’il dit déjà que les gens ont du mal à monter leur vélos à bord. Et quand il voit notre Pino, là, il dit tout net que le compartiment vélo, c’est mort. D’une part, il faudrait prendre le virage pour monter dans le train (le couloir de circulation étant du côté de la montée) et d’autre part, le tandem ne tiendrait tout simplement pas dans le compartiment vélo. Très généreusement, il nous accepte tout de même à bord (ouf !) pour qu’on s’installe tout en bout de train, là où il n’y a pas de toilettes, avec le Pino en largeur du train. Ça tient à 10 cm près ! On a eu chaud. À notre demande il se renseigne pour savoir quel type de train c’est après Troyes. C’est le même. Et étant donné que c’est une correspondance à faire en moins de 10 minutes, c’est mort pour qu’on décharge, négocie avec l’autre chef de train et recharge. Finalement beau-papa vient nous chercher avec la grosse voiture à Troyes, ce dont nous sommes éternellement reconnaissants.

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Le Pino dans un vieux TER
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Ça rentre tout juste !

Voila la fin tant attendue du périple. Il ne manque qu’un petit article statistique pour clore ce chapitre du beau Danube bleu. Si tout se passe bien, nous nous retrouverons l’été prochain pour un morceau tout français de l’EV6.

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