Ça y est, la pluie est arrivée. Et l’orage avec. On est réveillé à 7h30 par la pluie et le tonnerre. C’est toujours étrange un orage le matin. Nous attendons que la pluie cesse pour partir. Cela nous met déjà pas mal en retard pour l’étape que nous souhaitions faire.

Notre première pause n’est pas très loin. Il ne nous fallait qu’une dizaine de kilomètres pour atteindre Ingolstadt, une petite ville fortifiée. Nous nous y arrêtons pour prendre des victuailles pour le déjeuner. C’est en repartant que nous nous rendons compte que le pneu arrière est à plat. Manque de pot, midi vient de sonner et les magasins de vélo viennent de fermer pour la pause méridienne. Nous avons tout de même de la chance d’en trouver un qui laisse une pompe avec compresseur et manomètre à disposition. La valve était à moitié ouverte. Avait-on oublié de bien refermer la dernière fois ? Le manomètre ne redescend pas une fois le pneu gonflé à 5 bars. Nous repartons.

Nous sommes à présent sur la rive sud du Danube. La piste n’est pas très praticable avec les fortes pluies du matin et de la nuit. Les passages de gadoue sont pénibles mais assez brefs, heureusement. Nous passons devant un très joli château de chasse, pas visitable. Nous nous y serions volontiers arrêtés pour déjeuner, si l’endroit n’était pas aussi infesté de moustiques. Nous nous arrêtons donc à Neuburg, en territoire humain.

La météo de l’après-midi est encore humide et couverte. Nous avons un passage de 6 km pénible sur une grosse route avec de la circulation très rapide, pour échaper à 7 km de boue qui nous rallentit trop. Quelques côtes nous pimentent l’après-midi. Une rencontre avec un cycliste nous égaie alors. Il nous saute presque dessus pour nous parler et examiner notre vélo : il est lui-même propriétaire d’un vieux Pino et voulait regarder les améliorations apportées depuis. Il nous raconte un peu sa vie, nous pose pas mal de questions sur notre voyage, nous rassure sur la suite de l’étape et celle du lendemain. C’était vraiment très sympa.

Nous atteignons assez tardivement Donauwörth, où nous séjournons dans une auberge tenue par un croate aimable comme un gardien de prison. La chambre est spacieuse, bien que désuète. Je constate encore quelques blessures de guerre contre les moustiques. Le repos nous fait beaucoup de bien après cette étape.

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