Le petit déjeuner dans ce qui sera notre dernière chambre d’hôte autrichienne se passe très bien. Notre hôte est un peu bavarde (pour une autrichienne !). Une fois de plus, l’hébergement est juste à côté de la piste et nous pouvons partir très vite. Comme la vague de chaleur arrive, nous avions l’intention de faire un maximum de kilomètres le matin.
On est cependant rapidement arrêtés : nous le savions, la piste cyclable s’arrête devant une falaise et la seule solution pour aller plus loin est de prendre un petit ferry. Un poste radio est disposé à la fin de la piste, car le bateau ne vient qu’à la demande. Et encore ! Il nous a fallu attendre 20 minutes car nous étions les seules voyageurs et que c’était trop peu pour lui.


Du fait de ce ferry et du suivant à venir, la piste est très très calme. Les autres vélos utilisent surtout l’autre côté du fleuve.
Nous devons en effet prendre un autre ferry peu de temps après, pour la même raison. La route s’arrête. Hélas, le ferry habituel que nous avions prévus ne fonctionne pas encore. Il aurait permis de rester sur la même rive, là nous arrivons sur la rive sud.

Nous pédalons donc de nouveaux jusqu’au ferry suivant, afin de retourner sur la rive nord et reprendre le chemin qui semble si joli sur la carte (et qui l’était). Pour la petite histoire, on n’a pas eu besoin de l’appeler, mais pour celui là un marteau était disponible pour faire du bruit.
Nous nous arrêtons pour manger dans un radlertreff (un bistrot pour cyclistes), pour ce qui sera notre dernier repas en autriche. Nous passons en effet peu après la frontière et rentrons dans la grande bavière. C’est à cette occasion que nous trouvons un énorme trèfle.


Quitter l’autriche, c’est quitter les meilleures pistes cyclables que nous connaissons pour le moment. Si l’ensemble du trajet entre la frontière et Passau était pas mal, le trajet allemand comporte déjà des portions très peu agréables. Notre hôte du soir (très très bavarde) nous confirmera que cette portion est un peu un scandale en comparaison de la partie autrichienne. Ils profitent de la réputation du trajet et du tourisme sans faire les efforts qui vont avec.

Une fois le logement trouvé et les bagages posés, nous partons à la découverte de passau, la ville aux trois rivières : le Danube, l’Inn, et l’Ilz. Elles se rejoignent toutes les trois à la pointe de la ville. L’Ilz ne compte pas pour beaucoup, mais l’Inn est aussi grand que le Danube et nous allons donc voir le Danube rétrécir fortement après Passau.
Nous décidons aussi de rester un autre jour à Passau, pour visiter la ville et faire un peu de logistique (une lessive devenait nécessaire).

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